🩁 Chambre Des MĂ©tiers Et De L Artisanat Mayotte

Mayotte: La Chambre des MĂ©tiers de l’Artisanat se mobilise via sa cellule de crise pour soutenir les artisans PubliĂ© le : 13/02/2021 13 fĂ©vrier fĂ©vr. 02 Sicertains secteurs Ă©conomiques mahorais donnent largement de la voix sur la dimension catastrophique du confinement sur leurs activitĂ©s, Ă  l’instar de la restauration oĂč des mĂ©tiers du tourisme, il en est d’autres qui sont moins en avant. Plus discrets, mais tout aussi touchĂ©s, Ă  l’instar du secteur de l’artisanat local. Face Ă  des situations alarmantes, la Chambre des CHAMBREDE COMMERCE ET D'INDUSTRIE DE MAYOTTE Ă  Mamoudzou - L’annuaire Hoodspot - Adresse, numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone, produits et services de CHAMBRE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE DE MAYOTTE. Contacter par courrier Ă  l'adresse postale : place mariage kaweni cct1 bp 635, 97600 Mamoudzou Offresde Formation / CAP. dĂ©cembre 15, 2020. La chambre des MĂ©tiers et de l'Artisanat va bientĂŽt dĂ©buter des formations en apprentissage, pour cela des informations collectives sur divers thĂ©matiques seront mises en place aux. Lire la suite. DĂ©cretn°2006-379 du 27 mars 2006 relatif Ă  la chambre de l'agriculture, de la pĂȘche et de l'aquaculture, Ă  la chambre Javascript est desactivĂ© dans votre navigateur. Aller au JO. 76 du 30 mars 2006 J.O. disponibles Alerte par mail Lois,dĂ©crets codes AdmiNet Ce document peut Ă©galement ĂȘtre consultĂ© sur le site officiel Legifrance DĂ©cret n° 2006-379 du 27 mars 2006 relatif Ă  la chambre de l'agriculture, de la pĂȘche et de l'aquaculture, Ă  la chambre de commerce et d'industrie et Ă  la chambre des mĂ©tiers et de l'artisanat de Mayotte AdministrĂ©espar des Ă©lus, eux-mĂȘmes artisans, les chambres de mĂ©tiers et de l'artisanat mettent en oeuvre, dans une relation de proximitĂ©, des missions d'accompagnement couvrant toutes les Ă©tapes de la vie de l'entreprise, de la dĂ©tection d'un projet Ă  la transmission d'entreprise afin d'en assurer le dĂ©veloppement et la pĂ©rennitĂ©. Chambresdes mĂ©tiers Les informations et visuels contenus sur la fiche ne sont pas contractuels. Conditions d'utilisation de cet annuaire : Se reporter aux conditions gĂ©nĂ©rales d'utilisation (CGU) CMAĂ  Mtsamboro (97630) dans le dĂ©partement Mayotte et la rĂ©gion Mayotte : adresse, tĂ©lĂ©phone et horaires d'ouverture. CMA Ă  Mtsamboro (97630) dans le dĂ©partement Mayotte et la rĂ©gion Mayotte : adresse, tĂ©lĂ©phone et horaires d'ouverture. ÉchĂ©ances 18 Newsletter Connexion Inscription Newsletter Rester informĂ© des actualitĂ©s citoyennes et administratives S'inscrire Z6O6amD. N° 3295 ______ ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 QUATORZIÈME LÉGISLATURE EnregistrĂ© Ă  la PrĂ©sidence de l'AssemblĂ©e nationale le 2 dĂ©cembre 2015. RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION DES AFFAIRES ÉCONOMIQUES SUR LE PROJET DE LOI relatif aux rĂ©seaux des chambres de commerce et d’industrie et des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat. PAR Mme Marie-HĂ©lĂšne FABRE DĂ©putĂ©e —— Voir le numĂ©ro 3262. SOMMAIRE ___ Pages INTRODUCTION 5I. LES CHAMBRES DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE ET LES CHAMBRES DE MÉTIERS ET DE L’ARTISANAT CONSTITUENT DES INSTITUTIONS ANCIENNES, DONT LE RÔLE A ÉTÉ PROGRESSIVEMENT ENCADRÉ ET PRÉCISÉ PAR LA LOI 7A. DES INSTITUTIONS ANCIENNES 71. Historique 7 2. Statut 7 B. LES RÉFORMES RÉCENTES 81. La clarification des missions des rĂ©seaux 8 2. Le renforcement de l’échelon rĂ©gional 9 3. Les rĂ©seaux aujourd’hui 10 a. Le rĂ©seau des CCI 10 b. Le rĂ©seau des CMA 11 II. LE PRÉSENT PROJET DE LOI, EN PROPOSANT UNE RATIONALISATION ET UN RENFORCEMENT DE L’ÉCHELON RÉGIONAL DE CES RÉSEAUX, S’INSCRIT DANS LA CONTINUITÉ DES RÉFORMES PRÉCÉDENTES 13A. LES DISPOSITIONS DU PROJET DE LOI POUR LA CROISSANCE, L’ACTIVITÉ ET L’ÉGALITÉ DES CHANCES ÉCONOMIQUES 13 B. LE RENFORCEMENT DE L’ÉCHELON RÉGIONAL 14 C. UNE NÉCESSAIRE RATIONALISATION DES RÉSEAUX 16 EXAMEN EN COMMISSION 19I. DISCUSSION GÉNÉRALE 19 II. EXAMEN DES ARTICLES 27 TITRE IER – CHAMBRES DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE 27 Article 1er articles L. 711-1, L. 711-1-1, L. 711-8, L. 711-10, L. 711-13, L. 711-22, L. 712-4, L. 713-12 et L. 920-1 du code de commerce Renforcement de l’échelon rĂ©gional du rĂ©seau des chambres de commerce et d’industrie 27TITRE II – CHAMBRES DE METIERS ET DE L’ARTISANAT 31Article 2 articles 5-1, 5-2, 5-4, 5-5, 5-7, 7 et 8 du code de l’artisanat Élargissement des possibilitĂ©s de regroupement entre chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat et renforcement des pouvoirs des chambres rĂ©gionales de mĂ©tiers et de l’artisanat 31TABLEAU COMPARATIF 37 LISTE DES PERSONNES AUDITIONNÉES 49 INTRODUCTION Les rĂ©seaux des chambres de commerce et d’industrie et des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat constituent des organes essentiels de dialogue entre la sphĂšre Ă©conomique et les pouvoirs publics, autant que des appuis cruciaux aux entreprises, en particulier les plus vulnĂ©rables d’entre elles, dans leur fonctionnement quotidien et aux moments cruciaux de leur dĂ©veloppement. Pourtant, alors que l’accĂ©lĂ©ration des Ă©changes et la mondialisation de l’économie imposent une coordination renforcĂ©e des dĂ©cisions Ă©conomiques Ă  une Ă©chelle suffisamment Ă©levĂ©e, les rĂ©seaux des chambres de commerce et d’industrie et des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat continuent d’ĂȘtre trop dispersĂ©s. Outre qu’elle entraĂźne des pertes d’efficacitĂ© et un coĂ»t important pour les finances publiques, cette dispersion complique la coordination de l’action de ces rĂ©seaux avec les rĂ©gions, qui constituent l’échelon d’administration compĂ©tent en matiĂšre Ă©conomique. Il y a plus de cinq ans, il Ă©tait revenu Ă  la commission des affaires Ă©conomiques d’examiner la derniĂšre rĂ©forme d’envergure concernant ces deux rĂ©seaux. La loi n° 2010-853 du 23 juillet 2010 relative aux rĂ©seaux consulaires, au commerce et Ă  l’artisanat a constituĂ© une Ă©tape dĂ©cisive dans la rĂ©gionalisation de ces deux rĂ©seaux. Elle a rĂ©organisĂ© ces rĂ©seaux autour de l’échelon rĂ©gional, en Ă©tendant les possibilitĂ©s de regroupement de chambres et de mutualisation de fonctions, en renforçant les pouvoirs de gestion et d’animation des chambres de rĂ©gion, et en crĂ©ant un monopole de perception des ressources fiscales pour les chambres de niveau rĂ©gional. Le prĂ©sent projet de loi s’inscrit dans la continuitĂ© de cette rĂ©forme, et la prolonge. Fruit d’une concertation poussĂ©e avec les rĂ©seaux concernĂ©s, il reprend certaines des dispositions adoptĂ©es dans le cadre de la discussion du projet de loi pour la croissance, l’activitĂ© et l’égalitĂ© des chances Ă©conomiques, censurĂ©es par le Conseil constitutionnel en tant que cavaliers lĂ©gislatifs. S’agissant des chambres de commerce et d’industrie, il rend opposables les schĂ©mas directeurs Ă©laborĂ©s par les chambres de rĂ©gion, crĂ©e un nouveau schĂ©ma rĂ©gional d’organisation des missions, Ă©galement opposable, et Ă©tend les possibilitĂ©s de fusion entre chambres de commerce et d’industrie dĂ©partementales. Ce faisant, il doit permettre de favoriser la rationalisation de ce rĂ©seau et de renforcer son Ă©chelon rĂ©gional. S’agissant des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat, il autorise la crĂ©ation de chambres interdĂ©partementales rĂ©sultant de la fusion de chambres dĂ©partementales, et prĂ©cise les modalitĂ©s de regroupement des chambres de niveau infrarĂ©gional en chambres de rĂ©gion. Ces mesures doivent permettre d’amĂ©liorer l’intĂ©gration rĂ©gionale du rĂ©seau des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat. Au cours des dĂ©bats sur le projet de loi pour la croissance, l’activitĂ© et l’égalitĂ© des chances Ă©conomiques, ces dispositions avaient recueilli, tant Ă  l’AssemblĂ©e nationale qu’au SĂ©nat, l’accord d’un trĂšs grand nombre de nos collĂšgues. Votre rapporteure souhaite que la discussion du prĂ©sent projet de loi puisse faire apparaĂźtre le mĂȘme esprit de consensus. I. LES CHAMBRES DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE ET LES CHAMBRES DE MÉTIERS ET DE L’ARTISANAT CONSTITUENT DES INSTITUTIONS ANCIENNES, DONT LE RÔLE A ÉTÉ PROGRESSIVEMENT ENCADRÉ ET PRÉCISÉ PAR LA LOIA. DES INSTITUTIONS ANCIENNES1. HistoriqueLes premiĂšres institutions Ă©quivalentes aux chambres de commerce et d’industrie CCI ont Ă©tĂ© créées en 1599 Ă  Marseille et en 1601 Ă  Paris et Ă  Rouen. Elles visent alors Ă  encourager l’activitĂ© Ă©conomique des centres urbains et Ă  reprĂ©senter les intĂ©rĂȘts du commerce auprĂšs des pouvoirs publics. Au cours du XVIIIe siĂšcle, des institutions comparables - les conseils particuliers du commerce » - sont créées dans la plupart des grandes villes de France. La RĂ©volution française entreprend de supprimer ces corps intermĂ©diaires. À la suite du dĂ©cret d’Allarde du 2 mars 1791, qui supprime les corporations de mĂ©tiers, et de la loi Le Chapelier du 14 juin 1791, qui prĂ©voit qu’ il n’est permis Ă  personne d’inspirer aux citoyens un intĂ©rĂȘt intermĂ©diaire, de les sĂ©parer de la chose publique par un esprit de corporation », les conseils du commerce sont supprimĂ©s par les dĂ©crets du 27 septembre et du 16 octobre 1791. Ils sont officiellement rĂ©tablis le 24 dĂ©cembre 1802. Les chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat CMA trouvent leur origine dans les corporations d’artisans constituĂ©es au Moyen-Âge. L’édit de Turgot de 1776, en proclamant la libertĂ© du travail et de l’industrie, leur porta un coup fatal, que la RĂ©volution confirma en empĂȘchant toute reconstitution des corporations et donc toute organisation des mĂ©tiers. La loi du 22 germinal an XI 11 avril 1803 et l’arrĂȘtĂ© du 12 germinal an XII 2 avril 1804, sous le Consulat, amorcĂšrent leur rĂ©tablissement Ă  travers la crĂ©ation de la chambre consultative des manufactures, fabriques, arts et mĂ©tiers de Saint-Quentin. Mais ce n’est qu’aprĂšs la premiĂšre guerre mondiale que les chambres de mĂ©tiers voient vĂ©ritablement le jour la loi du 26 juillet 1925 portant crĂ©ation des chambres de mĂ©tiers, dite Courtier », les institue officiellement, afin de permettre aux artisans de disposer d’une reprĂ©sentation spĂ©cifique et d’organiser l’apprentissage. Le dĂ©cret n° 2004-1164 du 2 novembre 2004 leur donnera leur dĂ©nomination actuelle de chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat. 2. StatutLe statut juridique des CCI a historiquement fait l’objet de nombreuses interrogations. Un dĂ©cret du 3 septembre 1851 les avait qualifiĂ©es d’établissements d’utilitĂ© publique, leur accordant ainsi un statut de personnes privĂ©es. ConsidĂ©rant que les CCI Ă©taient intimement rattachĂ©es Ă  l’organisation administrative de la France, la Cour de cassation les requalifia en Ă©tablissements publics dans un arrĂȘt du 28 octobre 1885. Cette qualification fut reconnue par le lĂ©gislateur par la loi du 9 avril 1898 relative aux chambres de commerce et d’industrie. Par la suite, la jurisprudence administrative a Ă©tabli leur caractĂšre d’établissements publics administratifs, bien qu’elles exercent certaines activitĂ©s marchandes, en raison des missions obligatoires dont elles sont investies par les pouvoirs publics 1. S’agissant de leur personne publique de rattachement, la jurisprudence, ici encore, a tranchĂ© en faveur de leur caractĂšre national 2. À l’inverse, les CMA ont fait l’objet d’une dĂ©finition plus rapide et plus claire. La loi de 1925 prĂ©citĂ©e a ainsi Ă©tabli clairement leur nature d’établissements publics. La jurisprudence a, par la suite prĂ©cisĂ© leur caractĂšre d’établissements publics administratifs de l’État 3. B. LES RÉFORMES RÉCENTES1. La clarification des missions des rĂ©seauxLa loi n° 2005-882 du 2 aoĂ»t 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises a créé un nouvel article L. 710-1 dans le code de commerce, qui prĂ©voit que le rĂ©seau des CCI assure une mission de reprĂ©sentation des intĂ©rĂȘts de l’industrie, du commerce et des services auprĂšs des pouvoirs publics, et qu’il contribue au dĂ©veloppement Ă©conomique des territoires, des entreprises et de leurs associations en remplissant en faveur des acteurs Ă©conomiques des missions de service public, des missions d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et des missions d’intĂ©rĂȘt collectif. La loi n° 2010-853 du 23 juillet 2010 relative aux rĂ©seaux consulaires, au commerce, Ă  l’artisanat et aux services a reprĂ©cisĂ© cette derniĂšre mission, en prĂ©voyant, au mĂȘme article du code de commerce, que le rĂ©seau des CCI contribue au dĂ©veloppement Ă©conomique, Ă  l’attractivitĂ© et Ă  l’amĂ©nagement des territoires ainsi qu’au soutien des entreprises et de leurs associations en remplissant toute mission de service public et toute mission d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral nĂ©cessaires Ă  l’accomplissement de ces missions. S’agissant des CMA, leurs missions ont Ă©tĂ© largement remaniĂ©es par le dĂ©cret n° 2004-1164 du 2 novembre 2004, qui a réécrit l’article 23 du code de l’artisanat. Selon cet article, ces chambres ont pour principales missions – la tenue du rĂ©pertoire des mĂ©tiers ; – l’attribution des titres de maĂźtre artisan ; – l’organisation de l’apprentissage dans leur secteur ; – l’amĂ©lioration de la rentabilitĂ© des entreprises, de la qualitĂ© des produits et des services, des techniques et des mĂ©thodes de production et de commercialisation, en favorisant la collaboration entre entreprises et la crĂ©ation de services communs ; – la participation au dĂ©veloppement de la formation professionnelle ; – l’appui au dĂ©veloppement international des entreprises et Ă  l’exportation de leur production. L’article 12 de la loi du 23 juillet 2010 prĂ©citĂ©e a, quant Ă  lui, prĂ©cisĂ© les missions de l’ensemble du rĂ©seau des CMA. Le nouvel article 5-1 du code de l’artisanat prĂ©voit ainsi que le rĂ©seau des CMA contribue au dĂ©veloppement Ă©conomique des entreprises immatriculĂ©es au rĂ©pertoire des mĂ©tiers ainsi qu’au dĂ©veloppement des territoires, en remplissant en faveur des acteurs Ă©conomiques et en partenariat avec les structures existantes toute mission d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral en faveur du secteur de l’artisanat. 2. Le renforcement de l’échelon rĂ©gionalLa loi du 23 juillet 2010 prĂ©citĂ©e a rĂ©organisĂ© le rĂ©seau des CCI en renforçant leur Ă©chelon rĂ©gional. Le rĂ©seau est dĂ©sormais organisĂ© autour des CCI de rĂ©gion CCIR, dont les pouvoirs d’animation et de gestion ont Ă©tĂ© Ă©largis. Les chambres de commerce et d’industrie territoriales CCIT sont devenues des Ă©tablissements publics rattachĂ©s Ă  une CCIR. Les membres des CCIR sont dĂ©sormais Ă©lus directement par leurs ressortissants ; ils dĂ©finissent Ă  chaque mandature une stratĂ©gie pour leur circonscription et encadrent l’action du rĂ©seau qui leur est rattachĂ© par le biais de schĂ©mas sectoriels. La ressource fiscale est attribuĂ©e au niveau rĂ©gional, qui la redistribue aux CCIT aprĂšs le prĂ©lĂšvement de sa quote-part. Les CCIR ont Ă©galement la possibilitĂ© de mutualiser de nombreuses fonctions support. De plus, cette loi a créé une CCI unique pour la rĂ©gion Île-de-France, bĂ©nĂ©ficiant seule du statut d’établissement public, les chambres de commerce et d’industrie et dĂ©lĂ©gations territoriales Ă©tant devenues des chambres de commerce et d’industrie dĂ©partementales d’Île-de-France, dĂ©pourvues de la personnalitĂ© morale et rattachĂ©es Ă  l’établissement public rĂ©gional. DerniĂšre Ă©tape lĂ©gislative en date, la loi n° 2014-1545 du 20 dĂ©cembre 2014 relative Ă  la simplification de la vie des entreprises et portant diverses dispositions de simplification et de clarification du droit et des procĂ©dures administratives a marquĂ© une Ă©tape supplĂ©mentaire dans ce mouvement de rĂ©gionalisation. Son article 44 a introduit un nouvel article L. 711-1-1 dans le code de commerce, prĂ©voyant que les CCIT peuvent s’unir Ă  leur CCIR de rattachement dans le cadre des schĂ©mas directeurs rĂ©gionaux. Dans ce cas, elles disparaissent au sein de la CCIR et ne disposent plus du statut d’établissement public. Son article 45 a, quant Ă  lui, créé un nouveau statut de CCI, celui de chambre de commerce et d’industrie locale CCIL, aux articles L. 711-2 Ă  L. 711-25 du code de commerce. Une CCIT d’une rĂ©gion autre que la rĂ©gion Île-de-France ou une rĂ©gion d’outre-mer peut, Ă  sa demande et en conformitĂ© avec le schĂ©ma directeur de sa rĂ©gion, ĂȘtre rattachĂ©e Ă  sa CCIR en tant que CCI locale ne disposant pas du statut d’établissement public. Elle conserve, dans ce cas, les mĂȘmes missions et ses membres demeurent Ă©lus dans les mĂȘmes conditions que ceux des CCIT. La loi du 23 juillet 2010 prĂ©citĂ©e a Ă©galement renforcĂ© l’échelon rĂ©gional du rĂ©seau des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat. Les Ă©lus des chambres de niveau rĂ©gional sont dĂ©sormais Ă©lus directement par leurs ressortissants, et les chambres dĂ©partementales rattachĂ©es Ă  une chambre de niveau rĂ©gional. Les CMA infra-dĂ©partementales ont Ă©tĂ© supprimĂ©es ; les ressources sont depuis lors directement perçues au niveau rĂ©gional, puis reversĂ©es, aprĂšs dĂ©duction d’une quote-part, aux chambres de niveau dĂ©partemental. Les chambres ont reçu la possibilitĂ© de choisir entre deux modes d’organisation rĂ©gionale – soit, si la majoritĂ© des CMA d’une rĂ©gion optait pour le regroupement, une organisation autour d’une CMA de rĂ©gion CMAR, issue de la fusion de la chambre rĂ©gionale des mĂ©tiers et de l’artisanat et des CMA volontaires, qui sont devenues des sections de la CMAR, les autres CMA devenant des chambres dĂ©partementales rattachĂ©es Ă  la CMAR ; – soit, si la majoritĂ© des CMA d’une rĂ©gion optait contre le regroupement, une organisation maintenue autour d’une chambre rĂ©gionale des mĂ©tiers et de l’artisanat CRMA, les CMA dĂ©partementales demeurant juridiquement autonomes et rattachĂ©es Ă  la CRMA. Cette loi a Ă©galement autorisĂ© la mutualisation des fonctions administratives exercĂ©es au niveau rĂ©gional. 3. Les rĂ©seaux aujourd’huia. Le rĂ©seau des CCILe rĂ©seau des chambres de commerce et d’industrie comprend aujourd’hui 150 Ă©tablissements publics administratifs de l’État, administrĂ©s par 4 837 dirigeants d’entreprises Ă©lus par leurs pairs, pour cinq ans. Il se compose de – CCI France, qui reprĂ©sente l’ensemble du rĂ©seau auprĂšs des pouvoirs publics et assure son animation ; – 22 chambres de commerce et d’industrie de rĂ©gion en mĂ©tropole ; – 118 chambres de commerce et d’industrie territoriales en mĂ©tropole ; – 5 chambres de commerce et d’industrie dans les rĂ©gions et dĂ©partements d’outre-mer, qui exercent les missions attribuĂ©es aux CCIR ; – 4 groupements inter-consulaires. En 2013, l’ensemble du rĂ©seau disposait d’un budget global de 3,8 Mds €, pour 3,6 Mds € de charges. Le rĂ©seau est financĂ© en premier lieu par ses activitĂ©s marchandes 34,1 % des ressources en 2013, puis par le produit de la taxe pour frais de chambre 31,2 % et par celui de la taxe d’apprentissage 11,2 %. b. Le rĂ©seau des CMALe rĂ©seau des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat est aujourd’hui constituĂ© de 97 Ă©tablissements publics administratifs de l’État, administrĂ©s par des Ă©lus. Il se compose de – l’AssemblĂ©e permanente des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat APCMA, qui est chargĂ©e de la reprĂ©sentation du secteur auprĂšs des pouvoirs publics, de la synthĂšse des demandes Ă©manant de son rĂ©seau et de la mise en Ɠuvre de projets au niveau national ; – 26 chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat de niveau rĂ©gional, placĂ©es sous la tutelle des reprĂ©sentants de l’État dans la rĂ©gion, dont o 12 chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion ; o 14 chambres rĂ©gionales de mĂ©tiers et de l’artisanat ; o 68 chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat dĂ©partementales ; o 2 chambres de mĂ©tiers d’Alsace et de Moselle. En 2013, le budget du rĂ©seau s’élevait Ă  816,1 M€, pour 812,3 M€ de charges. Le rĂ©seau est financĂ© par des subventions des collectivitĂ©s territoriales, de l’État et de l’Union europĂ©enne, pour 57,5 %, et par la taxe pour frais de chambres et des ressources liĂ©es Ă  des prestations propres, pour 42,5 %.II. LE PRÉSENT PROJET DE LOI, EN PROPOSANT UNE RATIONALISATION ET UN RENFORCEMENT DE L’ÉCHELON RÉGIONAL DE CES RÉSEAUX, S’INSCRIT DANS LA CONTINUITÉ DES RÉFORMES PRÉCÉDENTESA. LES DISPOSITIONS DU PROJET DE LOI POUR LA CROISSANCE, L’ACTIVITÉ ET L’ÉGALITÉ DES CHANCES ÉCONOMIQUESEn vue de l’entrĂ©e en vigueur, le 1er janvier 2016, de la nouvelle carte rĂ©gionale dĂ©finie par la loi n° 2015-29 du 16 janvier 2015 relative Ă  la dĂ©limitation des rĂ©gions, aux Ă©lections rĂ©gionales et dĂ©partementales et modifiant le calendrier Ă©lectoral, le Gouvernement a dĂ©posĂ©, lors de l’examen en premiĂšre lecture au SĂ©nat du projet de loi pour la croissance, l’activitĂ© et l’égalitĂ© des chances Ă©conomiques, en sĂ©ance plĂ©niĂšre, huit amendements portant articles additionnels concernant les CCI et les CMA, et poursuivant deux objectifs – tirer les consĂ©quences de la rĂ©forme territoriale pour les rĂ©seaux des CCI et des CMA ; – renforcer le mouvement de rĂ©gionalisation de ces rĂ©seaux. Les amendements concernant les CCI ont Ă©tĂ© adoptĂ©s par le SĂ©nat sans modification, avec l’avis favorable de la commission spĂ©ciale. S’agissant des CMA, les amendements du Gouvernement ont Ă©galement Ă©tĂ© adoptĂ©s, moyennant l’adoption de quatre sous-amendements apportant des prĂ©cisions rĂ©dactionnelles au dispositif proposĂ©, et qui ont fait l’objet d’un avis favorable du Gouvernement. Les amendements et sous-amendements concernant les CMA ont, toutefois, recueilli un avis de sagesse de la commission spĂ©ciale. En nouvelle lecture Ă  l’AssemblĂ©e nationale, les articles adoptĂ©s par le SĂ©nat ont fait l’objet d’amendements rĂ©dactionnels et de prĂ©cision, ayant tous reçu l’avis favorable des rapporteurs et du Gouvernement. Les quatre amendements adoptĂ©s par le SĂ©nat en nouvelle lecture sur ces articles ont Ă©tĂ© adoptĂ©s par l’AssemblĂ©e nationale en lecture dĂ©finitive. L’ensemble de ces mesures ont donc fait l’objet d’un trĂšs fort consensus au cours de leur examen par la reprĂ©sentation nationale. Mais ces dispositions ont Ă©tĂ© censurĂ©es par le Conseil constitutionnel dans sa dĂ©cision n° 2015-715 DC du 5 aoĂ»t 2015, au motif qu’elles ne prĂ©sentaient pas de lien, mĂȘme indirect, avec les dispositions du projet de loi, et qu’elles avaient donc Ă©tĂ© adoptĂ©es selon une procĂ©dure contraire Ă  l’article 45 de la Constitution. Le Gouvernement soumet donc Ă  nouveau ces mesures Ă  l’examen du Parlement, Ă  travers deux vĂ©hicules – une ordonnance prise en application de l’article 136 de la loi n° 2015-991 du 7 aoĂ»t 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la RĂ©publique NOTRe, qui autorise le Gouvernement Ă  modifier par ordonnances, dans un dĂ©lai de huit mois, les dispositions relevant du domaine de la loi faisant rĂ©fĂ©rence Ă  la rĂ©gion afin d’adapter le territoire d’intervention et les modalitĂ©s d’organisation, de fonctionnement et de financement de tout Ă©tablissement ou organisme instituĂ© par la loi ayant un pĂ©rimĂštre d’intervention rĂ©gional. Cette ordonnance comprend les mesures relevant de la stricte adaptation du rĂ©seau des CCI et de celui des CMA Ă  la nouvelle carte territoriale. – le prĂ©sent projet de loi, qui comprend les autres mesures, visant Ă  renforcer l’échelon rĂ©gional des CCI et des CMA et Ă  leur permettre de rationaliser leur rĂ©seau. B. LE RENFORCEMENT DE L’ÉCHELON RÉGIONALL’échelon rĂ©gional est le plus pertinent en matiĂšre Ă©conomique. Le dĂ©cret du 30 juin 1955, qui a créé crĂ©e 21 rĂ©gions Ă©conomiques de programme », et qui constitue la premiĂšre Ă©tape vers la crĂ©ation des rĂ©gions en tant que collectivitĂ©s territoriales, avait prĂ©cisĂ©ment pour but d’instituer, entre le dĂ©partement et l’État, un niveau d’administration adaptĂ© Ă  l’organisation de l’économie. L’article 59 de la loi n° 82-213 du 2 mars 1982 relative aux droits et libertĂ©s des communes, des dĂ©partements et des rĂ©gions prĂ©voyait la compĂ©tence du conseil rĂ©gional pour promouvoir le dĂ©veloppement Ă©conomique de la rĂ©gion. Cette disposition, inchangĂ©e, figure aujourd’hui Ă  l’article L. 4221-1 du code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales. Plus rĂ©cemment, l’article 2 de la loi n° 2015-991 du 7 aoĂ»t 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la RĂ©publique NOTRe a renforcĂ© cette compĂ©tence en prĂ©cisant, au nouvel article L. 4251-12 du mĂȘme code, que la rĂ©gion est la collectivitĂ© territoriale responsable, sur son territoire, de la dĂ©finition des orientations en matiĂšre de dĂ©veloppement Ă©conomique, et en prĂ©voyant, Ă  son nouvel article L. 4251-13, que la rĂ©gion Ă©labore un schĂ©ma rĂ©gional de dĂ©veloppement Ă©conomique, d’innovation et d’internationalisation, qui dĂ©finit les orientations en matiĂšre d’aides aux entreprises, de soutien Ă  l’internationalisation et d’aides Ă  l’investissement immobilier et Ă  l’innovation des entreprises, ainsi que les orientations relatives Ă  l’attractivitĂ© du territoire rĂ©gional et en matiĂšre de dĂ©veloppement de l’économie sociale et solidaire. Au regard de cette compĂ©tence rĂ©gionale en matiĂšre Ă©conomique, les rĂ©seaux des CCI et des CMA sont longtemps apparus comme trĂšs dispersĂ©s. Cette dispersion a pu entraĂźner une mauvaise articulation entre l’action des chambres et les politiques Ă©conomiques menĂ©es par l’État et les conseils rĂ©gionaux, pointĂ©e dans plusieurs rapports de l’Inspection gĂ©nĂ©rale des finances, de la Cour des comptes et du Conseil Ă©conomique, social et environnemental 4. La rĂ©forme initiĂ©e par la loi du 23 juillet 2010 prĂ©citĂ©e avait marquĂ© une nouvelle Ă©tape dans le renforcement de l’échelon rĂ©gional des CCI et des CMA initiĂ© par la loi du 2 aoĂ»t 2005 prĂ©citĂ©e. Son objectif Ă©tait d’amĂ©liorer la gouvernance de ces rĂ©seaux, qui souffraient d’un manque de coordination en interne et avec les autres acteurs publics de l’appui aux entreprises et au dĂ©veloppement des territoires. Toutefois, cette rĂ©forme n’a que partiellement atteint cet objectif. Fruit d’un compromis entre tenants d’une rĂ©gionalisation trĂšs poussĂ©e et ceux d’un maintien de chambres territoriales fortes, elle avait créé un cadre favorisant un approfondissement volontaire des coopĂ©rations » entre chambres territoriales, et instaurĂ© une rĂ©gionalisation Ă  la carte » 5. S’inscrivant dans la continuitĂ© de cette rĂ©forme inachevĂ©e, le prĂ©sent projet de loi approfondit le renforcement de l’échelon rĂ©gional, gage d’une action plus cohĂ©rente et d’une plus grande efficacitĂ©, tout en prĂ©servant la juste reprĂ©sentation des ressortissants de chaque territoire, Ă  travers le maintien d’un maillage fin du territoire et la prĂ©sence d’élus de terrain capables de faire remonter les attentes des entreprises. S’agissant des CCI, il renforce l’échelon rĂ©gional en crĂ©ant un schĂ©ma rĂ©gional d’organisation des missions, arrĂȘtĂ© par chaque CCIR, qui serait opposable aux CCIT, et en rĂ©servant aux chambres rĂ©gionales, Ă  l’exclusion des chambres de rĂ©gion, la dĂ©finition de la stratĂ©gie du rĂ©seau dans chaque rĂ©gion et la rĂ©partition des ressources entre les chambres dĂ©partementales. Mais il assure Ă©galement une reprĂ©sentation plus juste des ressortissants, en portant le plafond du nombre de siĂšges d’une CCIT de 60 Ă  100, et celui du nombre de siĂšges des CCIR de 100 Ă  120, et en supprimant la rĂšgle voulant qu’aucune CCI territoriale ou dĂ©partementale ne puisse disposer de plus de 40 % des siĂšges d’une CCIR, pour lui substituer une reprĂ©sentation de chaque CCI territoriale, dĂ©partementale ou locale Ă  due proportion de son poids Ă©conomique. Il prĂ©cise Ă©galement que la chambre rĂ©gionale rĂ©partit les ressources qui lui sont affectĂ©es entre les chambres dĂ©partementales en fonction notamment des projets de budget dĂ©partementaux. S’agissant des CMA, il favorise la constitution de CMAR Ă  la majoritĂ© des CMA concernĂ©es reprĂ©sentant la majoritĂ© des ressortissants ; le vote aurait lieu au sein de chaque CMA dĂ©partementale et de chaque CMA interdĂ©partementale, cette derniĂšre disposant d’autant de voix que de dĂ©lĂ©gations dĂ©partementales la composant. C. UNE NÉCESSAIRE RATIONALISATION DES RÉSEAUXL’entrĂ©e en vigueur de la nouvelle carte rĂ©gionale et le renforcement de l’échelon rĂ©gional des CCI et des CMA constituent Ă©galement l’occasion de rationaliser davantage leur fonctionnement. On sait que la dispersion des structures consulaires est coĂ»teuse, puisqu’elle entraĂźne de forts coĂ»ts fixes qui ne sont pas rĂ©partis sur un volume suffisant d’activitĂ©s. La participation des CCI et des CMA Ă  l’effort de redressement des finances publiques rend nĂ©cessaire la rĂ©alisation d’économies d’échelle et de gains d’efficacitĂ©. Les CCI, en particulier, ont fait l’objet de mesures visant Ă  plafonner leurs ressources fiscales dans les lois de finances de ces derniĂšres annĂ©es. L’article 39 de la loi de finances pour 2013 a instaurĂ© un plafonnement de la taxe additionnelle Ă  la cotisation sur la valeur ajoutĂ©e des entreprises TA-CVAE et de la taxe additionnelle Ă  la cotisation fonciĂšre des entreprises TA-CFE, affectĂ©es aux CCI, Ă  un montant total de 1 368 M€, l’écart positif entre ce montant et le produit de ces taxes Ă©tant reversĂ© au budget de l’État. La loi de finances pour 2014 a prĂ©vu l’application d’un prĂ©lĂšvement de 170 M€ sur les recettes affectĂ©es en 2014 au fonds de financement des CCI de rĂ©gion FFCCIR. La loi de finances pour 2015 a abaissĂ© le plafond de la TA-CVAE de 213 M€ et opĂ©rĂ© un prĂ©lĂšvement de 500 M€ sur le FFCIR. Enfin, la prochaine discussion Ă  l’AssemblĂ©e nationale du projet de loi de finances pour 2016, en cours d’examen au SĂ©nat, pourrait conduire Ă  abaisser Ă  nouveau le plafond de la TA-CVAE Ă  376 M€. Les CMA ont fait l’objet de mesures comparables, quoique de moindre ampleur. La loi de finances pour 2013 a instaurĂ© un plafonnement du produit de la TA-CFE revenant au rĂ©seau, en le fixant Ă  280 M€. Ce montant a Ă©tĂ© abaissĂ© Ă  245 M€ par la loi de finances pour 2014, puis Ă  244 M€ par la loi de finances pour 2015. Le projet de loi de finances pour 2016 prĂ©voit une nouvelle baisse d’1 M€ de ce plafond. Cette limitation des ressources des CCI et des CMA Ă©tait toutefois justifiĂ©e par le fort dynamisme de la taxe pour frais de chambres, dont les recettes avaient fortement augmentĂ© depuis 2002. En tout Ă©tat de cause, le contexte contraint des finances publiques impose, par lui-mĂȘme, une rationalisation des rĂ©seaux des CCI et des CMA. Aussi le prĂ©sent projet de loi propose-t-il – d’introduire la possibilitĂ©, pour une CCIR, de dĂ©cider de la rĂ©union de chambres territoriales en une seule chambre territoriale, de dĂ©cider de sa fusion avec une chambre territoriale situĂ©e dans sa circonscription, et de dĂ©cider de la transformation d’une chambre territoriale en chambre de commerce et d’industrie locale ; – d’élargir le pĂ©rimĂštre des missions que les CCIR assurent au bĂ©nĂ©fice des chambres territoriales, en prĂ©voyant que ces missions peuvent comprendre toute fonction d’appui et de soutien, ainsi que toute autre mission mutualisĂ©e figurant dans le schĂ©ma d’organisation ; – d’autoriser les CMA dĂ©partementales et les chambres interdĂ©partementales qui le souhaitent Ă  se regrouper, Ă  tout moment, en chambres interdĂ©partementales. EXAMEN EN COMMISSION I. DISCUSSION GÉNÉRALELors de sa rĂ©union du mercredi 2 dĂ©cembre 2015, la commission a examinĂ© le projet de loi relatif aux rĂ©seaux des chambres de commerce et d’industrie et des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat n° 3052, sur le rapport de Mme Marie-HĂ©lĂšne Fabre. Mme Martine Pinville, secrĂ©taire d’État chargĂ©e du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire. Je souhaite vous prĂ©senter les deux textes, ordonnance et projet de loi, que je porte actuellement concernant les chambres de commerce et d’industrie CCI et les chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat CMA. Les CCI et CMA jouent un rĂŽle essentiel de soutien au dĂ©veloppement Ă©conomique des entreprises sur nos territoires et d’insertion des jeunes sur le marchĂ© du travail par l’apprentissage. Aujourd’hui, ces deux rĂ©seaux consulaires sont engagĂ©s dans un processus de rĂ©duction du nombre total de leurs chambres pour deux raisons principales. D’une part, ils doivent s’adapter Ă  la nouvelle carte rĂ©gionale issue de la loi du 7 aoĂ»t 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la RĂ©publique NOTRe ; d’autre part, ils doivent optimiser leurs organisations pour participer Ă  l’effort de redressement des comptes publics. L’objectif est clair il faut faire Ă©merger une offre de services en direction des acteurs Ă©conomiques concernĂ©s lisible, adaptĂ©e aux territoires, et surtout efficace. AprĂšs une pĂ©riode de concertation et d’échanges en 2014, ces deux axes de rĂ©forme sont dĂ©sormais partagĂ©s et portĂ©s par les acteurs eux-mĂȘmes, notamment par CCI France. Il s’agit donc de prendre les dispositions lĂ©gislatives nĂ©cessaires pour permettre une rĂ©organisation des rĂ©seaux avant les Ă©lections consulaires prĂ©vues pour la fin de l’annĂ©e 2016. La loi pour la croissance, l’activitĂ© et l’égalitĂ© des chances Ă©conomiques contenait des dispositions dans ce sens. Mais elles ont Ă©tĂ© censurĂ©es le 5 aoĂ»t dernier par le Conseil constitutionnel pour un motif procĂ©dural elles ne prĂ©sentaient pas de lien avec les dispositions figurant dans le projet de loi. L’objet des deux textes que je prĂ©sente aujourd’hui est donc de favoriser la rĂ©duction du nombre d’établissements des deux rĂ©seaux tout en respectant le libre choix des Ă©lus consulaires et en maintenant un service de proximitĂ© nĂ©cessaire au soutien des entreprises. Le premier texte est le projet de loi relatif aux rĂ©seaux des chambres de commerce et d’industrie et des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat. Il porte plus prĂ©cisĂ©ment sur les questions de rationalisation, de mutualisation et de reprĂ©sentativitĂ© au sein des rĂ©seaux consulaires. Le second texte est une ordonnance relative Ă  l’adaptation territoriale des rĂ©seaux des chambres de commerce et d’industrie et des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat. Il a pour objectif de permettre aux chambres volontaires de fusionner rapidement Ă  un niveau rĂ©gional. Le projet de loi poursuit trois objectifs pour les CCI. D’abord, renforcer le mouvement de mutualisation des fonctions support au niveau rĂ©gional engagĂ© en 2010, grĂące Ă  un schĂ©ma rĂ©gional d’organisation des missions dans chaque CCI de rĂ©gion CCIR. Ce schĂ©ma permettra de prĂ©ciser clairement les missions Ă  vocation rĂ©gionale. Il s’agit ensuite de faciliter la rationalisation du rĂ©seau en confĂ©rant un caractĂšre opposable aux schĂ©mas directeurs adoptĂ©s par les CCIR pour dĂ©terminer la carte consulaire de leur circonscription. Ce dispositif permettra, aprĂšs concertation, d’atteindre l’objectif de rĂ©duction du nombre d’établissements publics tout en maintenant les missions de proximitĂ©. Enfin, nous prĂ©voyons d’amĂ©liorer la reprĂ©sentativitĂ© de chaque CCI territoriale, locale ou dĂ©partementale d’Île-de-France, au sein de leur CCIR de rattachement, en se reposant sur leur poids Ă©conomique. S’agissant des CMA, le projet de loi modifie le code de l’artisanat pour permettre aux chambres dĂ©partementales de se regrouper en chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat interdĂ©partementales CMAI. Le projet de loi est complĂ©tĂ©, pour les mesures les plus urgentes, par une ordonnance relative Ă  l’adaptation territoriale des rĂ©seaux des CCI et CMA, prise en application de la loi NOTRe. Cette ordonnance permet aux CCIR qui le souhaitent, ainsi qu’aux chambres de commerce et d’industrie territoriales CCIT qui leur sont rattachĂ©es, de fusionner dĂšs le 1er janvier 2016. Il s’agit de mettre leurs organisations en conformitĂ© avec les nouvelles rĂ©gions sans attendre les prochaines Ă©lections. Cette mesure permettra, par exemple, aux deux rĂ©seaux consulaires normands de fusionner dĂšs le prochain trimestre. Concernant les CMA, dont les assemblĂ©es seront Ă©galement renouvelĂ©es en fin d’annĂ©e 2016, les Ă©lus consulaires auront jusqu’au 31 janvier 2016 pour dĂ©cider de la forme juridique de la nouvelle chambre de niveau rĂ©gional. L’objectif est de disposer d’une seule chambre de niveau rĂ©gional comme interlocuteur unique du conseil rĂ©gional dans les sept nouvelles rĂ©gions fusionnĂ©es. Tel est le sens des deux textes prĂ©sentĂ©s aujourd’hui. Nous souhaitons moderniser nos rĂ©seaux en vue des prochaines Ă©lections consulaires et reprenons Ă  cet effet des Ă©volutions dĂ©jĂ  adoptĂ©es par le Parlement l’étĂ© dernier, dans le cadre de la loi pour la croissance, l’activitĂ© et l’égalitĂ© des chances Ă©conomiques. Il s’agit donc d’avancer rapidement pour remplir cet objectif au service du dĂ©veloppement Ă©conomique de nos territoires. Mme Marie-HĂ©lĂšne Fabre, rapporteure. Les rĂ©seaux des CCI et des CMA constituent des organes indispensables de dialogue entre la sphĂšre Ă©conomique et les pouvoirs publics, autant que des appuis essentiels aux entreprises, en particulier les plus vulnĂ©rables d’entre elles, dans leur fonctionnement quotidien et aux moments cruciaux de leur dĂ©veloppement. L’accĂ©lĂ©ration des Ă©changes et la mondialisation de l’économie imposent une coordination renforcĂ©e des dĂ©cisions Ă©conomiques Ă  une Ă©chelle suffisamment Ă©levĂ©e. Pourtant les rĂ©seaux des CCI et des CMA continuent d’ĂȘtre trop dispersĂ©s. Outre qu’elle entraĂźne des pertes d’efficacitĂ© et un coĂ»t important pour les finances publiques, cette dispersion complique la coordination de l’action de ces rĂ©seaux avec les rĂ©gions, qui constituent l’échelon d’administration compĂ©tent en matiĂšre Ă©conomique. Il y a plus de cinq ans, il Ă©tait revenu Ă  la Commission des affaires Ă©conomiques d’examiner la derniĂšre rĂ©forme d’envergure concernant ces deux rĂ©seaux. La loi du 23 juillet 2010 relative aux rĂ©seaux consulaires, au commerce et Ă  l’artisanat a constituĂ© une Ă©tape dĂ©cisive dans la rĂ©gionalisation de ces deux rĂ©seaux. Elle les a rĂ©organisĂ©s autour de l’échelon rĂ©gional, en Ă©tendant les possibilitĂ©s de regroupement de chambres et de mutualisation de fonctions, en renforçant les pouvoirs de gestion et d’animation des chambres de rĂ©gion, et en crĂ©ant un monopole de perception des ressources fiscales pour les chambres de niveau rĂ©gional. Le prĂ©sent projet de loi s’inscrit dans la continuitĂ© de cette rĂ©forme. Fruit d’une concertation poussĂ©e avec les rĂ©seaux concernĂ©s, il reprend certaines des dispositions adoptĂ©es dans le cadre de la discussion du projet de loi pour la croissance, l’activitĂ© et l’égalitĂ© des chances Ă©conomiques, censurĂ©es par le Conseil constitutionnel en tant que cavaliers lĂ©gislatifs. Les autres dispositions destinĂ©es Ă  permettre l’adaptation de ces rĂ©seaux Ă  la nouvelle carte rĂ©gionale, qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain, figurent dans une ordonnance prise sur le fondement de l’article 136 de la loi du 7 aoĂ»t 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la RĂ©publique, et prĂ©sentĂ©e en conseil des ministres la semaine derniĂšre. S’agissant des CCI, ce projet de loi rend opposables les schĂ©mas directeurs Ă©laborĂ©s par les chambres de rĂ©gion, crĂ©e un nouveau schĂ©ma rĂ©gional d’organisation des missions, Ă©galement opposable, et Ă©tend les possibilitĂ©s de fusion entre CCI dĂ©partementales. Il prĂ©voit Ă©galement une plus juste reprĂ©sentation des territoires au sein des chambres, en mettant fin Ă  la rĂšgle voulant qu’aucune chambre territoriale, locale ou dĂ©partementale ne puisse disposer de plus de 40 % des siĂšges d’une chambre de rĂ©gion, et en modifiant le plafond de siĂšges des chambres territoriales et des chambres de rĂ©gion en les portant respectivement de soixante Ă  cent et de cent Ă  cent vingt. Ce faisant, il doit permettre de favoriser la rationalisation de ce rĂ©seau et de renforcer son Ă©chelon rĂ©gional, tout en prĂ©servant la possibilitĂ© d’une juste reprĂ©sentation de ses ressortissants. S’agissant des CMA, ce projet de loi autorise la crĂ©ation de chambres interdĂ©partementales rĂ©sultant de la fusion de chambres dĂ©partementales, et prĂ©cise les modalitĂ©s de regroupement des chambres de niveau infrarĂ©gional en chambres de rĂ©gion. Ces mesures doivent permettre d’amĂ©liorer l’intĂ©gration rĂ©gionale du rĂ©seau des CMA. Au cours des dĂ©bats sur le projet de loi pour la croissance, l’activitĂ© et l’égalitĂ© des chances Ă©conomiques, ces dispositions avaient recueilli, tant Ă  l’AssemblĂ©e nationale qu’au SĂ©nat, l’accord d’un trĂšs grand nombre de nos collĂšgues. Je souhaite que la discussion du prĂ©sent projet de loi puisse faire apparaĂźtre le mĂȘme esprit de consensus. M. Philippe Kemel. Le projet de loi prĂ©sentĂ© est simple et prĂ©cise les objectifs, et les adaptations qu’ils imposent. Ces adaptations prennent en compte le rĂŽle des CMA et des CCI, qui structurent la sociĂ©tĂ© civile Ă©conomique dans les territoires. Ces sociĂ©tĂ©s civiles ont des diffĂ©rences, parfois des rivalitĂ©s, et nous en connaissons le rĂ©sultat sur l’organisation des CMA et des CCI. Nous devons permettre des Ă©volutions pour prendre en compte la transformation Ă©conomique des territoires. La dynamique Ă©conomique est forte autour de la recherche, du dĂ©veloppement, des innovations, et entraĂźne des transformations liĂ©es Ă  la spĂ©cialisation de notre appareil productif. Ces mutations Ă©conomiques nĂ©cessaires doivent se traduire dans l’organisation des CMA et des CCI, qui jouent un rĂŽle dans l’accompagnement de la structuration des plans rĂ©gionaux de nos territoires et l’accompagnement de la formation, particuliĂšrement l’apprentissage. Il faut Ă©galement prendre en compte l’évolution de nos rĂ©gions et les suites de la loi NOTRe. Une double adaptation est donc nĂ©cessaire. Le projet de loi que vous prĂ©sentez permet le rassemblement conformĂ©ment aux fusions de rĂ©gions, tout en prĂ©voyant que les adhĂ©sions Ă  la base soient nĂ©cessaires. Il y a un double mouvement la sociĂ©tĂ© civile se rassemble et s’organise, et elle fait valider ses objectifs par la loi. Ce projet de loi permettra de faire Ă©voluer trĂšs vite notre organisation de la sociĂ©tĂ© civile Ă©conomique. Le groupe Socialiste, rĂ©publicain et citoyen y est donc favorable. M. Alain Suguenot. Le groupe Les RĂ©publicains n’a pas d’opposition particuliĂšre sur la forme, il s’agit de tirer les consĂ©quences de la censure du Conseil constitutionnel. Permettez toutefois deux critiques. Ne sommes-nous pas en train d’assister Ă  un rendez-vous manquĂ©, sachant qu’au mois de septembre dernier, Mmes Monique Rabin et Catherine Vautrin rendaient un rapport sur les chambres consulaires ? Cette rĂ©forme aurait Ă©tĂ© l’occasion de dĂ©montrer que ces prĂ©conisations pouvaient ĂȘtre efficaces, et que l’on pouvait, dans le cadre de la mission d’évaluation et de contrĂŽle sur les chambres consulaires, leurs missions et leur financement, apporter une pierre Ă  l’édifice et ne pas se contenter de la procĂ©dure formelle Ă  laquelle nous assistons aujourd’hui. Surtout, nous parlions Ă  l’instant de proximitĂ©, pourtant nous allons voter bientĂŽt pour les Ă©lections rĂ©gionales sans connaĂźtre l’étendue exacte de la rĂ©gionalisation, puisque tous les dĂ©crets ne sont pas encore sortis. Cela dĂ©stabilise nos territoires ainsi que les Ă©lecteurs, et augmente la confusion entre les compĂ©tences de chacune des collectivitĂ©s. Cela a Ă©tĂ© fait au niveau institutionnel avec la rĂ©forme contenue dans la loi NOTRe. Je crains qu’un tel texte n’éloigne un peu plus des centres dĂ©cisionnels institutionnels dans le domaine clĂ© de l’économie. En 2010, nous avons dĂ©cidĂ© de la mutualisation dans une volontĂ© d’efficacitĂ©, mais cela a abouti sur les territoires Ă  la disparition de pans entiers de structures consulaires de proximitĂ© qui rĂ©pondaient aux nĂ©cessitĂ©s du dĂ©veloppement Ă©conomique. Il est donc contradictoire de vouloir rapprocher les acteurs Ă©conomiques – endogĂšnes et exogĂšnes – des rĂ©seaux consulaires alors que la loi NOTRe affecte le domaine Ă©conomique. M. AndrĂ© Chassaigne. J’exprimerai Ă©galement, au nom du groupe de la Gauche dĂ©mocrate et rĂ©publicaine, quelques rĂ©serves sur cette nouvelle Ă©tape de la rĂ©forme des rĂ©seaux des chambres consulaires. Tout cela va trĂšs vite ! Il y a quelques annĂ©es, les CCI des bassins d’emploi ont fusionnĂ© au niveau dĂ©partemental, et voilĂ  qu’aujourd’hui, on renforce l’échelon rĂ©gional. Or le territoire des futures grandes rĂ©gions sera beaucoup plus Ă©tendu, et ce sera le cas en particulier de la rĂ©gion RhĂŽne-Alpes-Auvergne. Cette Ă©volution pourra avoir des consĂ©quences sur la qualitĂ© des prestations offertes aux petites et moyennes entreprises. De fait, le dĂ©faut de proximitĂ© nuira Ă  la rĂ©activitĂ© des chambres. On peut, du reste, dĂ©jĂ  l’observer depuis la disparition des CCI de proximitĂ©. Au demeurant, j’ai pu constater, en tant qu’élu, que les relations que nous entretenons avec les chambres dĂ©partementales ne sont absolument pas les mĂȘmes que celles que nous avions avec les CCI des bassins d’emploi. Je tenais donc Ă  alerter le Gouvernement sur ce point. Cette rĂ©forme obĂ©it-elle vraiment Ă  un souci d’efficacitĂ© ? Permettez-moi d’en douter. Je crois plutĂŽt qu’il s’agit de rationaliser et de rĂ©aliser des Ă©conomies. Par ailleurs, il faut bien avoir conscience de l’impact social d’une telle rĂ©forme. Les agents des chambres consulaires, dont je rappelle qu’ils ont un statut, vont subir des suppressions de postes. Dans le Nord-Pas-de-Calais, par exemple, 130 postes ont Ă©tĂ© supprimĂ©s ! Je ne sais pas ce qu’il en est des accords signĂ©s par les organisations syndicales dans le cadre de la commission paritaire nationale, mais il faut ĂȘtre attentif au devenir de ces agents, qui connaissent le territoire et les entreprises, avec lesquelles ils ont nouĂ© des liens de proximitĂ©. Cette rĂ©forme aura des rĂ©percussions, non seulement sur ces agents, au plan personnel, mais aussi, par voie de consĂ©quence, sur la qualitĂ© des prestations offertes aux entreprises. Mme Jeanine DubiĂ©. Les dispositions de ce projet de loi, qui ne font que reprendre les articles 300 Ă  314 de la loi pour la croissance, l’activitĂ© et l’égalitĂ© des chances Ă©conomiques, dite Macron », ont dĂ©jĂ  fait l’objet de nombreux dĂ©bats. Sur le fond, j’irai dans le sens de notre collĂšgue AndrĂ© Chassaigne. Pour le groupe Radical, rĂ©publicain, dĂ©mocrate et progressiste, la nouvelle dĂ©limitation des rĂ©gions nĂ©cessite, certes, une adaptation des rĂ©seaux des CMA et des CCI. Ainsi, au 1er janvier 2016, chaque rĂ©gion ne comptera plus qu’une seule chambre de niveau rĂ©gional. Et le prĂ©sent projet de loi vise Ă  favoriser la rĂ©duction du nombre d’établissements afin d’encourager les Ă©conomies d’échelle et la mutualisation. Toutefois, il faut ĂȘtre vigilant, car je crains que les conseillers des petites chambres territoriales implantĂ©es dans les dĂ©partements ruraux, qui connaissent le terrain et les entrepreneurs, ne soient les premiers Ă  ĂȘtre directement affectĂ©s par l’éloignement des niveaux de dĂ©cision. Tel est dĂ©jĂ  le cas, du reste, puisque, je l’ai dit, la CCI des Hautes-PyrĂ©nĂ©es a annoncĂ© la suppression, dans les mois qui viennent, de huit emplois. Je compte donc sur vous, madame la secrĂ©taire d’État, pour accompagner, durant cette phase de restructuration, les chambres des territoires les moins favorisĂ©s, car elles mĂ©ritent, notamment en raison de leur hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ©, qu’on leur prĂȘte une attention particuliĂšre. Mme Marie-Lou Marcel. Le projet de loi vise Ă  favoriser la rĂ©duction du nombre des Ă©tablissements publics composant le rĂ©seau des chambres consulaires en encourageant leur regroupement. Il est difficile, actuellement, de mesurer l’ampleur de ces regroupements car ceux-ci relĂšvent du libre choix des Ă©lus consulaires, mais une telle Ă©volution soulĂšve le problĂšme de la politique de ressources humaines qui sera menĂ©e dans le cadre de cette rĂ©organisation. Si, comme le prĂ©voit le projet de loi, le mouvement de rationalisation et de mutualisation des fonctions support est renforcĂ© au sein du rĂ©seau des CCI, certaines villes, qui Ă©taient jusqu’alors le siĂšge des CCIR, risquent d’ĂȘtre privĂ©es des personnels qui travaillaient dans ces chambres. Quelle politique de ressources humaines les rĂ©seaux des CCI et des CMA mettront-ils en Ɠuvre pour redĂ©ployer leurs personnels ? M. Antoine Herth. MĂȘme si je reste trĂšs hostile au nouveau dĂ©coupage des rĂ©gions qui nous est imposĂ©, je ne m’opposerai pas Ă  ce texte, notamment parce que vous avez pris soin, madame la secrĂ©taire d’État, de tenir compte de la situation des dĂ©partements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle. Toutefois, les Ă©lus consulaires seront sans doute extrĂȘmement attentifs au fonctionnement des nouvelles chambres rĂ©gionales, notamment dans le domaine de l’apprentissage, qui est une question extrĂȘmement sensible dans nos dĂ©partements. J’ai nĂ©anmoins une question le Gouvernement s’engage-t-il Ă  renoncer Ă  la fĂącheuse habitude qu’il a prise de ponctionner les rĂ©serves des chambres consulaires ? M. Jean-Luc Laurent. Je souhaiterais vous faire part de ma circonspection et des importantes rĂ©serves que m’inspire ce texte. Tout d’abord, cette rĂ©forme dĂ©coule de la rĂ©organisation liĂ©e Ă  la crĂ©ation des grandes rĂ©gions, que je n’ai pas approuvĂ©e, notamment parce qu’elle ne me semble pas marquĂ©e du sceau de la cohĂ©rence. M. Antoine Herth. TrĂšs juste ! M. Jean-Luc Laurent. NĂ©anmoins, cette rĂ©organisation impose la mise Ă  jour d’un certain nombre d’outils, en l’espĂšce les rĂ©seaux consulaires. Or, Ă  cette rĂ©forme difficile Ă  conduire, s’ajoute la dĂ©cision de diminuer les moyens des rĂ©seaux des chambres consulaires, en limitant leurs ressources, ce qui se traduit par des suppressions de postes – prĂšs de 500 en Île-de-France. La rĂ©forme des rĂ©seaux consulaires apparaĂźt ainsi comme le dommage collatĂ©ral et de la rĂ©duction des moyens de ces rĂ©seaux et de la rĂ©forme territoriale. Elle devrait donc entraĂźner Ă  tout le moins, d’une part, le gel de la baisse des moyens des chambres consulaires et, d’autre part, la mise en Ɠuvre de mesures d’accompagnement dans le cadre du lien qui unit ces rĂ©seaux aux autres outils que sont les services dĂ©concentrĂ©s de l’État, les directions rĂ©gionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi DIRECCTE, et les rĂ©gions, qui ont Ă©tĂ© dotĂ©es de compĂ©tences dans ce domaine. Comment se fera cette rĂ©organisation pour qu’au bout du compte, l’entreprise ne soit pas pĂ©nalisĂ©e ? M. Yves Daniel. Les chambres d’agriculture sont des chambres consulaires qui fonctionnent de maniĂšre satisfaisante, qu’il s’agisse de leur action de proximitĂ© ou de leur capacitĂ© de mobiliser les acteurs sur le terrain, pour faire de la formation et organiser des partenariats et le vivre-ensemble. Cette rĂ©forme pourrait s’inspirer des dispositifs qui fonctionnent. Les a-t-on correctement Ă©valuĂ©s ? L’efficience politique se trouve peut-ĂȘtre aussi dans ce qui se fait sur le terrain. Mme la secrĂ©taire d’État. Je ne suis pas chargĂ©e de l’économie ni du budget, mais je me permets de vous rappeler que le prĂ©lĂšvement sur les fonds de roulement des chambres consulaires qui avait Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© pour 2015 n’a pas Ă©tĂ© reconduit dans le projet de loi de finances pour 2016. En revanche, celui-ci prĂ©voit, c’est vrai, un plafonnement de 130 millions d’euros, auxquels s’ajoutent 20 millions d’euros supplĂ©mentaires destinĂ©s Ă  accompagner les chambres qui pourraient en avoir besoin et Ă  contribuer Ă  la modernisation du rĂ©seau. Outre qu’il s’inscrit dans le cadre de la loi NOTRe, ce texte a pour objectif principal d’aider les CMA et les CCI, qui assurent une mission de service public en la matiĂšre, Ă  mieux accompagner les entreprises. J’ai rencontrĂ© frĂ©quemment M. Marcon, prĂ©sident de CCI France, M. Crouzet, prĂ©sident de l’Union professionnelle artisanale UPA, et M. Griset, prĂ©sident de l’Association permanente des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat APCMA, avec qui j’ai eu de nombreux Ă©changes au sujet des rĂ©seaux consulaires. Ces rĂ©seaux, qui maillent notre territoire, sont extrĂȘmement importants, mais ils doivent accompagner encore mieux qu’ils ne le font actuellement les petites et moyennes entreprises. La nouvelle organisation ne nuira pas Ă  la proximitĂ©, qui restera tout aussi importante – c’est en tout cas leur souhait et leur mission. Elle doit simplement permettre Ă  ces rĂ©seaux d’ĂȘtre encore plus efficients. Nous devons y travailler ensemble et avec eux. II. EXAMEN DES ARTICLESTITRE IER CHAMBRES DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE Article 1er articles L. 711-1, L. 711-1-1, L. 711-8, L. 711-10, L. 711-13, L. 711-22, L. 712-4, L. 713-12 et L. 920-1 du code de commerce Renforcement de l’échelon rĂ©gional du rĂ©seau des chambres de commerce et d’industrie 1. L’état du droitLes dispositions relatives aux CCI sont pour l’essentiel codifiĂ©es au titre Ier du livre VII du code de commerce, relatif aux juridictions commerciales et Ă  l’organisation du commerce. L’avant-dernier alinĂ©a de l’article L. 711-1 du code de commerce prĂ©voit que les chambres de commerce et d’industrie territoriales CCIT qui le souhaitent peuvent s’unir en une seule chambre dans le cadre des schĂ©mas directeurs mentionnĂ©s au 2° de l’article L. 711-8 et qu’elles peuvent, dans ce cas, disparaĂźtre au sein de la nouvelle chambre territoriale ou devenir des dĂ©lĂ©gations de la chambre territoriale nouvellement formĂ©e, et qu’elles ne disposent alors plus du statut d’établissement public. Lorsqu’elles choisissent de devenir des dĂ©lĂ©gations de la nouvelle CCIT, elles dĂ©terminent conjointement la façon dont elles souhaitent mutualiser et exercer les fonctions normalement dĂ©volues aux chambres territoriales. Le premier alinĂ©a de l’article L. 711-1-1 du code de commerce dispose que des CCI territoriales peuvent s’unir Ă  leur CCI de rĂ©gion de rattachement dans le cadre des schĂ©mas directeurs mentionnĂ©s au 2° de l’article L. 711-8 et que, dans ce cas, elles disparaissent au sein de la CCI de rĂ©gion et ne disposent plus du statut d’établissement public. L’article L. 711-8 du code de commerce dĂ©finit les missions des chambres de commerce et d’industrie de rĂ©gion CCIR. Son 1° prĂ©voit notamment que ces chambres votent, Ă  la majoritĂ© des deux tiers des membres prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s, la stratĂ©gie applicable dans l’ensemble de leur circonscription et le budget nĂ©cessaire Ă  sa mise en Ɠuvre. Son 2° dispose que les CCIR Ă©tablissent un schĂ©ma directeur qui dĂ©finit le nombre et la circonscription des chambres territoriales et dĂ©partementales d’Île-de-France dans leur circonscription en tenant compte de l’organisation des collectivitĂ©s territoriales en matiĂšre de dĂ©veloppement et d’amĂ©nagement Ă©conomique, ainsi que de la viabilitĂ© Ă©conomique et de l’utilitĂ© pour leurs ressortissants des chambres territoriales. Son 4° prĂ©voit que les CCIR rĂ©partissent entre les CCI territoriales et dĂ©partementales d’Île-de-France qui leur sont rattachĂ©es, en conformitĂ© avec les schĂ©mas sectoriels, sous dĂ©duction de leur propre quote-part, le produit des impositions de toute nature qui leur sont affectĂ©es. Enfin, son 6° dispose que les CCIR assurent, au bĂ©nĂ©fice des chambres territoriales qui leur sont rattachĂ©es, des fonctions d’appui juridique et d’audit ainsi que de soutien administratif dans la gestion de leurs ressources humaines, de leur comptabilitĂ©, de leur communication et de leurs systĂšmes d’information. L’article L. 711-10 du mĂȘme code dĂ©finit les missions qu’une CCIR peut, par convention, confier Ă  une CCI territoriale ou dĂ©partementale d’Île-de-France qui lui est rattachĂ©e, notamment une partie des fonctions de soutien mentionnĂ©es au 6° de l’article L. 711-8. L’article L. 711-13 dudit code prĂ©voit que les prĂ©sidents des CCI dĂ©partementales d’Île-de-France sont membres de droit du bureau et vice-prĂ©sidents de la CCIR Paris-Île-de-France. L’article L. 711-22 du mĂȘme code, créé par la loi n° 2014-1545 du 20 dĂ©cembre 2014 relative Ă  la simplification de la vie des entreprises et portant diverses dispositions de simplification et de clarification du droit et des procĂ©dures administratives, prĂ©voit qu’une CCIT existant dans une rĂ©gion autre que la rĂ©gion Île-de-France ou une rĂ©gion d’outre-mer peut, Ă  sa demande et en conformitĂ© avec le schĂ©ma directeur mentionnĂ© Ă  l’article L. 711-8, ĂȘtre rattachĂ©e Ă  sa CCIR en tant que CCI locale ne disposant pas du statut d’établissement public. L’article L. 712-4 dudit code dispose qu’un Ă©tablissement public du rĂ©seau des CCI de la rĂ©gion qui n’a pas dĂ©libĂ©rĂ© favorablement pour mettre en Ɠuvre le schĂ©ma directeur prĂ©vu Ă  l’article L. 711-8 ou dont l’autoritĂ© compĂ©tente constate qu’il n’a pas respectĂ© les dispositions prĂ©vues audit schĂ©ma ne peut contracter d’emprunts. L’article L. 713-12 du mĂȘme code prĂ©voit que le nombre de siĂšges d’une CCIT est compris entre 24 et 60, sauf dans les rĂ©gions composĂ©es de plusieurs dĂ©partements oĂč il n’existe qu’une seule CCIT, dans lesquelles le nombre de siĂšges de cette CCIT est compris entre 24 et 100. Il fixe Ă©galement entre 30 et 100 le nombre de siĂšges d’une CCIR. De plus, il prĂ©voit que chaque CCI territoriale ou dĂ©partementale d’Île-de-France est reprĂ©sentĂ©e au sein de la CCIR Paris - Île-de-France Ă  due proportion de son poids Ă©conomique, et qu’aucune CCIT ne peut disposer Ă  la CCIR de plus de 40 % des siĂšges. Toutefois, cette derniĂšre disposition ne s’applique pas lorsque le nombre de CCIT incluses dans la circonscription de la CCIR est Ă©gal Ă  deux. L’article L. 920-1 du code de commerce prĂ©voit, notamment, que les articles L. 712-2 et L. 712-4 du mĂȘme code ne sont pas applicables Ă  Mayotte. 2. Les dispositions du projet de loiLe I de l’article 1er du prĂ©sent projet de loi introduit, Ă  l’avant-dernier alinĂ©a de l’article L. 711-1 du code de commerce, la possibilitĂ©, pour une CCIR, de dĂ©cider de la rĂ©union de chambres territoriales en une seule chambre territoriale, dans le cadre du schĂ©ma directeur – alors qu’un tel rapprochement n’est aujourd’hui possible que sur dĂ©cision des chambres territoriales concernĂ©es alinĂ©as 1 et 2. Son II introduit, Ă  l’article L. 711-1-1 du mĂȘme code, la possibilitĂ©, pour une CCIR, de dĂ©cider de sa fusion avec une chambre territoriale situĂ©e dans sa circonscription alinĂ©a 3. Son III modifie l’article L. 711-8 du code de commerce, afin de crĂ©er un nouveau document de niveau rĂ©gional, le schĂ©ma rĂ©gional d’organisation des missions. ÉlaborĂ© et votĂ© par les CCIR dans les mĂȘmes conditions que la stratĂ©gie rĂ©gionale, il serait opposable aux CCIT alinĂ©as 4 Ă  6. Au 2° du mĂȘme article, il rend opposable aux CCIT le schĂ©ma directeur Ă©tabli par les CCIR alinĂ©a 7. Il complĂšte son 4° afin de prĂ©voir que la rĂ©partition, opĂ©rĂ©e par les CCIR, entre les CCI territoriales et dĂ©partementales d’Île-de-France qui leur sont rattachĂ©es, du produit des impositions qui leur sont affectĂ©es, est conforme au nouveau schĂ©ma rĂ©gional d’organisation des missions alinĂ©a 8. Enfin, il Ă©largit, au mĂȘme article du code de commerce, le pĂ©rimĂštre des missions que les CCIR assurent au bĂ©nĂ©fice des CCIT, en prĂ©voyant que ces missions peuvent comprendre des fonctions d’appui et de soutien, ainsi que toute autre mission pouvant faire l’objet d’une mutualisation figurant dans le schĂ©ma rĂ©gional d’organisation. Il est toutefois renvoyĂ© Ă  un dĂ©cret en Conseil d’État pour dĂ©finir les conditions et les domaines dans lesquels ces missions seront assurĂ©es alinĂ©as 9 et 10. La modification, apportĂ©e au IV, au 2° de l’article L. 711-10 du code de commerce, tire la consĂ©quence de cet assouplissement, en excluant la gestion des agents de droit public sous statut des fonctions de soutien qu’une CCIR peut confier par convention Ă  une CCI territoriale ou dĂ©partementale d’Île-de-France alinĂ©a 11. Le V modifie l’article L. 711-13 afin de supprimer la qualitĂ© de vice-prĂ©sident de droit de la CCIR Paris-Île-de-France pour les prĂ©sidents des CCI dĂ©partementales d’Île-de-France alinĂ©a 12. L’objectif de cette disposition est d’aligner le rĂ©gime des CCI dĂ©partementales d’Île-de-France sur celui des CCI locales, en permettant au prĂ©sident d’une CCI dĂ©partementale d’Île-de-France d’ĂȘtre Ă©galement, le cas Ă©chĂ©ant, prĂ©sident de la CCIR. Le VI introduit, Ă  l’article L. 711-22, la possibilitĂ©, pour une CCIR, de dĂ©cider de la transformation d’une chambre territoriale en CCI locale, ne disposant pas du statut d’établissement public alinĂ©a 13. Le VII abroge l’article L. 712-4 du code de commerce, qui prĂ©voit une interdiction d’emprunter pour les CCIT qui n’adoptent pas ou ne mettent pas en Ɠuvre le schĂ©ma directeur rĂ©gional alinĂ©a 14. Ces dispositions deviennent, de fait, sans objet, en raison du caractĂšre opposable du schĂ©ma directeur rĂ©gional. Le VIII modifie, Ă  l’article L. 713-12 du mĂȘme code, le plafond du nombre de siĂšges d’une CCIT, en le fixant Ă  100, et supprime en consĂ©quence la rĂšgle particuliĂšre s’appliquant sur ce point aux CCIT des rĂ©gions comptant plusieurs dĂ©partements et une seule CCIT. Il modifie Ă©galement le plafond du nombre de siĂšges des CCIR, en le fixant Ă  120 alinĂ©as 15, 16 et 18. Au mĂȘme article, il supprime la rĂšgle voulant qu’aucune CCI territoriale ou dĂ©partementale d’Île–de–France ne puisse disposer de plus de 40 % des siĂšges d’une CCIR alinĂ©a 17. Il tient Ă©galement compte de la crĂ©ation de CCI locales par la loi n° 2010-853 du 23 juillet 2010 relative aux rĂ©seaux consulaires, au commerce, Ă  l’artisanat et aux services. L’article L. 713-12 prĂ©voirait donc dĂ©sormais que chaque CCI territoriale, locale ou dĂ©partementale d’Île-de-France soit reprĂ©sentĂ©e, au sein de la CCIR Ă  laquelle elle est rattachĂ©e, Ă  due proportion de son poids Ă©conomique. Toutefois, lorsque le nombre de CCI territoriales, locales ou dĂ©partementales d’Île-de-France rattachĂ©es Ă  une mĂȘme CCIR est Ă©gal Ă  deux, il pourrait ĂȘtre dĂ©rogĂ© Ă  cette rĂšgle par dĂ©cret alinĂ©a 19. Le IX supprime, Ă  l’article L. 920-1 du code de commerce, la rĂ©fĂ©rence Ă  l’article L. 712-4 du mĂȘme code, abrogĂ© Ă  l’alinĂ©a 9 alinĂ©a 20. 3. La position de votre rapporteureVotre rapporteure approuve le renforcement des pouvoirs des CCIR prĂ©vu Ă  cet article. La crĂ©ation d’un schĂ©ma rĂ©gional d’organisation des missions, opposable aux CCIT, le caractĂšre contraignant des schĂ©mas directeurs, la possibilitĂ©, pour une CCIR, de dĂ©cider de la rĂ©union de chambres territoriales en une seule chambre territoriale, ainsi que celle de dĂ©cider de sa fusion avec une chambre territoriale, permettra de consolider l’échelon rĂ©gional, qui est le plus pertinent en matiĂšre Ă©conomique, et de faciliter la poursuite de la rationalisation du rĂ©seau des chambres de commerce et d’industrie. Elle salue Ă©galement le relĂšvement du plafond du nombre de siĂšges d’une CCIT Ă  100, et celui du nombre de siĂšges d’une CCIR Ă  120, devenus nĂ©cessaires pour garantir une reprĂ©sentation suffisante des ressortissants des chambres dans le cadre de nouvelles rĂ©gions aux territoires plus Ă©tendus. En consĂ©quence, votre rapporteure n’a dĂ©posĂ©, Ă  cet article, que des amendements d’amĂ©lioration rĂ©dactionnelle. * * * La Commission adopte successivement les amendements rĂ©dactionnels CE4, CE5, CE6 et CE7, tous de la rapporteure. Puis elle adopte l’article 1er, modifiĂ©. TITRE II CHAMBRES DE MÉTIERS ET DE L’ARTISANAT Article 2 articles 5-1, 5-2, 5-4, 5-5, 5-7, 7 et 8 du code de l’artisanat Élargissement des possibilitĂ©s de regroupement entre chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat et renforcement des pouvoirs des chambres rĂ©gionales de mĂ©tiers et de l’artisanat 1. L’état du droitLes dispositions relatives aux CMA figurent, pour l’essentiel, dans le code de l’artisanat. L’article 5-1 du code de l’artisanat prĂ©voit que le rĂ©seau des CMA se compose de l’AssemblĂ©e permanente des CMA, des CMA de rĂ©gion CMAR, ainsi que des chambres rĂ©gionales de mĂ©tiers et de l’artisanat CRMA et des CMA dĂ©partementales CMAD, qui sont des Ă©tablissements publics placĂ©s sous la tutelle de l’État et administrĂ©s par des dirigeants et collaborateurs d’entreprise Ă©lus. Créé par la loi n° 2010-853 du 23 juillet 2010 relative aux rĂ©seaux consulaires, au commerce, Ă  l’artisanat et aux services, l’article 5-2 du code de l’artisanat prĂ©voit – Ă  son I, que le siĂšge des CMAR et des CRMA est fixĂ©, aprĂšs avis des chambres dĂ©partementales rattachĂ©es, par dĂ©cision de l’autoritĂ© administrative compĂ©tente ; – Ă  son II, que dans chaque rĂ©gion comportant un seul dĂ©partement, la CMA devient CMA de rĂ©gion, et qu’elle exerce ses fonctions Ă  une date fixĂ©e par dĂ©cret ; – Ă  son III, que plus de la moitiĂ© des CMA d’une rĂ©gion peuvent dĂ©cider de se regrouper en une CMAR ; dans ce cas, cette chambre se substitue Ă  la chambre rĂ©gionale des mĂ©tiers et de l’artisanat, et ne peut se composer de plus de sections que de chambres entrant dans ce regroupement. Les chambres qui n’ont pas choisi de se regrouper deviennent des CMAD rattachĂ©es Ă  la CMAR ; – Ă  son IV, qu’un dĂ©cret en Conseil d’État fixe les fonctions administratives exercĂ©es au niveau national ou rĂ©gional. Son article 5-4 dispose que les CMAD exercent leurs missions dans le respect des prĂ©rogatives reconnues Ă  la CMAR ou Ă  la CRMA Ă  laquelle elles sont rattachĂ©es. Son article 5-5 prĂ©voit que les CMAR et les CRMA dĂ©finissent la stratĂ©gie pour l’activitĂ© du rĂ©seau dans leur rĂ©gion et rĂ©partissent entre les chambres dĂ©partementales qui leur sont rattachĂ©es, aprĂšs dĂ©duction de leur propre quote-part, les ressources qui leur sont affectĂ©es. Le second alinĂ©a de son article 5-7 prĂ©voit que l’organe dĂ©libĂ©rant de l’APCMA est constituĂ© des prĂ©sidents en exercice des CMAR et des CRMA, de ceux des CMAD et des prĂ©sidents des sections dĂ©partementales issues du regroupement de CMAD en une CMAR. Son article 7 dispose que les modalitĂ©s d’organisation et de fonctionnement des Ă©tablissements publics constituant le rĂ©seau des CMA, ainsi que celles du rattachement des CMAD aux CMAR ou aux CRMA, sont fixĂ©es par dĂ©cret en Conseil d’État. Enfin, son article 8 dĂ©finit les modalitĂ©s d’élection et la durĂ©e du mandat des membres des sections, des CMAD, des CMAR et des CRMA. 2. Les dispositions du projet de loiL’article 2 du prĂ©sent projet de loi modifie plusieurs articles du code de l’artisanat afin de favoriser les regroupements et les mutualisations au sein du rĂ©seau des CMA, et renforce les pouvoirs des chambres rĂ©gionales de mĂ©tiers et de l’artisanat. Le I ajoute, Ă  l’article 5-1 du code de l’artisanat, les nouvelles chambres interdĂ©partementales Ă  la liste des Ă©tablissements composant le rĂ©seau des CMA alinĂ©a 1. Le II modifie l’article 5-2 du code de l’artisanat afin d’adapter l’organisation du rĂ©seau des CMA Ă  la nouvelle organisation territoriale. Son 1° prĂ©voit, au I de l’article prĂ©citĂ©, qu’il existe dans chaque rĂ©gion une CMAR ou une CRMA et qu’en Corse, la circonscription de l’entitĂ© de niveau rĂ©gional est celle de la collectivitĂ© territoriale. De plus, il supprime l’avis des chambres dĂ©partementales rattachĂ©es prĂ©alablement Ă  la fixation, par l’autoritĂ© administrative, du siĂšge des CRMA et des CMAR alinĂ©as 2 Ă  4. Son 2° supprime, au II du mĂȘme article, la disposition, dĂ©sormais obsolĂšte, prĂ©voyant que les chambres de rĂ©gion ultramarines exercent leurs fonctions Ă  une date fixĂ©e par dĂ©cret alinĂ©a 5. Le 3° prĂ©cise, au III de l’article 5-2 du code de l’artisanat, les conditions dans lesquelles la majoritĂ© des CMAR d’une rĂ©gion peuvent se regrouper en une CMAR alinĂ©as 6 Ă  13. Il serait dĂ©sormais prĂ©vu que, dans les rĂ©gions oĂč existe une CRMA, ce regroupement est possible si la majoritĂ© des CMA concernĂ©es reprĂ©sente la majoritĂ© des ressortissants cotisants ou exonĂ©rĂ©s de la taxe prĂ©vue Ă  l’article 1601 du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts, Ă  savoir la taxe additionnelle Ă  la cotisation fonciĂšre des entreprises alinĂ©a 7. De plus, il est prĂ©cisĂ© que, pour l’expression de ce choix, il serait procĂ©dĂ© au vote Ă  bulletin secret des Ă©lus au sein de chaque CMAD et de chaque CMA interdĂ©partementale, cette derniĂšre disposant d’autant de voix que de dĂ©lĂ©gations dĂ©partementales qui la composent alinĂ©a 8. La CMAR issue de ce regroupement se substituerait Ă  la chambre rĂ©gionale de mĂ©tiers et de l’artisanat et Ă  l’ensemble des CMA dĂ©partementales et interdĂ©partementales qui y Ă©taient rattachĂ©es, et serait composĂ©e d’autant de dĂ©lĂ©gations dĂ©partementales que de dĂ©partements dans la rĂ©gion alinĂ©a 9. Le nouvel Ă©tablissement deviendrait l’employeur des personnels employĂ©s par les anciens Ă©tablissements de la circonscription rĂ©gionale alinĂ©a 10. Il est, enfin, prĂ©vu qu’une CRMA ne puisse ĂȘtre instituĂ©e en lieu et place d’une CMAR, et que l’une et l’autre soient composĂ©es exclusivement de dĂ©lĂ©gations dĂ©partementales alinĂ©as 11. L’alinĂ©a 12 prĂ©voit que les CMAR sont instituĂ©es par dĂ©cret. Enfin, l’alinĂ©a 13 prĂ©voit les adaptations nĂ©cessaires pour la rĂ©gion Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, afin de tenir compte du rĂ©gime particulier en vigueur dans les dĂ©partements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de Moselle. Le 4° insĂšre au mĂȘme article 5-2 un III bis autorisant les CMAD et les chambres interdĂ©partementales qui le souhaitent Ă  se regrouper, Ă  tout moment, en chambres interdĂ©partementales alinĂ©as 14 Ă  19. L’alinĂ©a 15 prĂ©voit que, si des CMAD d’une mĂȘme rĂ©gion le dĂ©cident, elles se regroupent en une CMA interdĂ©partementale ; pour l’expression de ce choix, il serait procĂ©dĂ© au vote, Ă  bulletin secret, des Ă©lus au sein de chaque CMAD. La nouvelle chambre interdĂ©partementale se substituerait aux CMAD qu’elle regroupe et serait constituĂ©e d’autant de dĂ©lĂ©gations dĂ©partementales que de dĂ©partements regroupĂ©s. L’alinĂ©a 16 dispose que le regroupement entre CMA interdĂ©partementales ou entre CMA interdĂ©partementale et CMA dĂ©partementales d’une mĂȘme rĂ©gion interviendrait sur dĂ©cision prise Ă  la majoritĂ© des Ă©lus des Ă©tablissements concernĂ©s ; pour l’expression de ce choix, la chambre interdĂ©partementale disposerait d’autant de voix que de dĂ©lĂ©gations dĂ©partementales la composant. L’alinĂ©a 17 prĂ©cise que le nouvel Ă©tablissement deviendrait l’employeur des personnels des CMAD regroupĂ©es, Ă  l’exclusion de ceux relevant de la CRMA occupant des fonctions mutualisĂ©es. L’alinĂ©a 18 prĂ©voit que les CMA interdĂ©partementales seraient instituĂ©es par dĂ©cret. Le 5° modifie le IV de l’article 5-2 du code de l’artisanat afin d’étendre les possibilitĂ©s de mutualisation au niveau national et rĂ©gional au-delĂ  des seules fonctions de nature administrative alinĂ©a 19. Le III modifie l’article 5-4 du mĂȘme code, afin de prĂ©voir que les CMA interdĂ©partementales, comme les CMAD, exercent leurs missions dans le respect des prĂ©rogatives de la CRMA Ă  laquelle elles sont rattachĂ©es. De plus, il supprime la disposition selon laquelle les CMAD exercent leurs missions dans le respect des prĂ©rogatives des CMAR alinĂ©a 20. Le IV modifie l’article 5-5 du code de l’artisanat afin de rĂ©server aux chambres rĂ©gionales, Ă  l’exclusion des chambres de rĂ©gion, la dĂ©finition de la stratĂ©gie du rĂ©seau dans chaque rĂ©gion, la rĂ©partition des ressources entre les chambres dĂ©partementales et l’abondement ponctuel du budget d’une CMAD pour faire face Ă  des dĂ©penses exceptionnelles ou Ă  des circonstances particuliĂšres alinĂ©as 21 et 22. L’alinĂ©a 23 modifie le mĂȘme article pour prĂ©ciser que la chambre rĂ©gionale rĂ©partit les ressources qui lui sont affectĂ©es entre les chambres dĂ©partementales et interdĂ©partementales en fonction, notamment, des projets de budget dĂ©partementaux et interdĂ©partementaux. Le V modifie le second alinĂ©a de l’article 5-7 du mĂȘme code pour substituer Ă  la mention des sections » celle des dĂ©lĂ©gations dĂ©partementales », introduites au II de l’article 2 du prĂ©sent projet de loi alinĂ©a 24. Le VI prĂ©voit, Ă  l’article 7 du mĂȘme code, que les modalitĂ©s de rattachement des chambres interdĂ©partementales aux chambres rĂ©gionales sont fixĂ©es par dĂ©cret en Conseil d’État, comme c’est dĂ©jĂ  le cas pour les chambres dĂ©partementales. De plus, il supprime la disposition prĂ©voyant la fixation par dĂ©cret en Conseil d’État des modalitĂ©s de rattachement des chambres dĂ©partementales aux chambres de rĂ©gion alinĂ©a 25. Enfin, le VII substitue, Ă  l’article 8 du mĂȘme code, la mention des dĂ©lĂ©gations dĂ©partementales Ă  celle des sections, et prĂ©voit que les membres des CMA interdĂ©partementales sont Ă©lus pour cinq ans au scrutin de liste Ă  un tour, Ă  l’instar des membres des autres CMA alinĂ©a 26. 3. La position de votre rapporteureVotre rapporteure approuve les modifications du code de l’artisanat proposĂ©es Ă  cet article, qui permettront de favoriser la rĂ©duction du nombre d’établissements du rĂ©seau des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat et de rĂ©aliser des Ă©conomies d’échelle, dans le respect du libre choix des Ă©lus consulaires, et tout en maintenant les services de proximitĂ© nĂ©cessaires aux entreprises. C’est pourquoi elle n’a dĂ©posĂ©, Ă  cet article, que des amendements de nature rĂ©dactionnelle. * * * La Commission adopte successivement les amendements rĂ©dactionnels CE1, CE2 et CE3, tous de la rapporteure. Puis elle adopte l’article 2, modifiĂ©. Elle adopte ensuite l’ensemble du projet de loi, modifiĂ©. TABLEAU COMPARATIF ___ Dispositions en vigueur ___ Texte du projet de loi ___ Texte adoptĂ© par la Commission ___ PROJET DE LOI RELATIF AUX RÉSEAUX DES CHAMBRES DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE ET DES CHAMBRES DE MÉTIERS ET DE L’ARTISANAT. PROJET DE LOI RELATIF AUX RÉSEAUX DES CHAMBRES DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE ET DES CHAMBRES DE MÉTIERS ET DE L’ARTISANAT. TITRE IER TITRE IER CHAMBRES DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE CHAMBRES DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE Code de commerce LIVRE VII Des juridictions commerciales et de l’organisation du commerce. TITRE Ier Du rĂ©seau des chambres de commerce et d’industrie. Chapitre Ier De l’organisation et des missions du rĂ©seau des chambres de commerce et d’industrie Article 1er Article 1er Le code de commerce est ainsi modifiĂ© Art. L. 711-1. – Les chambres de commerce et d’industrie territoriales sont créées par dĂ©cret sur la base du schĂ©ma directeur mentionnĂ© au 2° de l’article L. 711-8. L’acte de crĂ©ation fixe la circonscription de la chambre et son siĂšge ainsi que la chambre de commerce et d’industrie de rĂ©gion Ă  laquelle elle est rattachĂ©e. Toute modification est opĂ©rĂ©e dans les mĂȘmes formes. [
] I. – L’avant-dernier alinĂ©a de l’article L. 711-1 du code de commerce est ainsi rĂ©digĂ© 1° Sans modification Les chambres de commerce et d’industrie territoriales qui le souhaitent peuvent s’unir en une seule chambre dans le cadre des schĂ©mas directeurs mentionnĂ©s au 2° de l’article L. 711-8 ; elles peuvent disparaĂźtre au sein de la nouvelle chambre territoriale ou devenir des dĂ©lĂ©gations de la chambre territoriale nouvellement formĂ©e et ne disposent alors plus du statut d’établissement public. Dans ce cas, elles dĂ©terminent conjointement la façon dont elles souhaitent mutualiser et exercer les fonctions normalement dĂ©volues aux chambres territoriales. [
] À l’initiative de la chambre de commerce et d’industrie de rĂ©gion ou Ă  leur propre initiative, des chambres de commerce et d’industrie territoriales peuvent ĂȘtre rĂ©unies en une seule chambre territoriale dans le cadre des schĂ©mas directeurs mentionnĂ©s au 2° de l’article L. 711-8. Elles disparaissent au sein de la nouvelle chambre territoriale ou peuvent devenir des dĂ©lĂ©gations de la chambre territoriale nouvellement formĂ©e et ne disposent plus dans ce cas du statut d’établissement public. » Art. L. 711-1-1. – Les chambres de commerce et d’industrie territoriales peuvent s’unir Ă  leur chambre de commerce et d’industrie de rĂ©gion de rattachement dans le cadre des schĂ©mas directeurs mentionnĂ©s au 2° de l’article L. 711-8 ; elles disparaissent au sein de la chambre de commerce et d’industrie de rĂ©gion et ne disposent plus du statut d’établissement public. II. – Au dĂ©but du premier alinĂ©a de l’article L. 711-1-1 du mĂȘme code, le mot Les » est remplacĂ© par les mots À l’initiative de la chambre de commerce et d’industrie de rĂ©gion, ou Ă  leur propre initiative, des ». 2° Sans modification Sauf disposition lĂ©gislative ou rĂ©glementaire contraire, la chambre de commerce et d’industrie de rĂ©gion exerce, sur l’ensemble de la circonscription de la ou des chambres de commerce et d’industrie territoriales ainsi dissoutes en son sein, les fonctions normalement dĂ©volues aux chambres territoriales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Art. L. 711-8. – Les chambres de commerce et d’industrie de rĂ©gion encadrent et soutiennent les activitĂ©s des chambres territoriales et dĂ©partementales d’Ile-de-France qui leur sont rattachĂ©es. Elles dĂ©finissent une stratĂ©gie pour l’activitĂ© du rĂ©seau dans leur circonscription. Dans des conditions dĂ©finies par dĂ©cret, les chambres de commerce et d’industrie de rĂ©gion exercent leur activitĂ© en valorisant les compĂ©tences existant dans les chambres de commerce et d’industrie territoriales ou dans les chambres de commerce et d’industrie dĂ©partementales d’Ile-de-France de leur circonscription III. – L’article L. 711-8 du mĂȘme code est ainsi modifiĂ© 3° AlinĂ©a sans modification À ce titre, elles 1° Le 1° est ainsi rĂ©digĂ© a AlinĂ©a sans modification 1° Votent, Ă  la majoritĂ© des deux tiers des membres prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s, la stratĂ©gie applicable dans l’ensemble de leur circonscription ainsi que, chaque annĂ©e, Ă  la majoritĂ© des membres prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s, le budget nĂ©cessaire Ă  sa mise en Ɠuvre ; 1° Élaborent et votent, Ă  la majoritĂ© des deux tiers des membres prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s, la stratĂ©gie rĂ©gionale et le schĂ©ma rĂ©gional d’organisation des missions opposable aux chambres de commerce et d’industrie de leur circonscription ainsi que, chaque annĂ©e, Ă  la majoritĂ© des membres prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s, le budget nĂ©cessaire Ă  leur mise en Ɠuvre » ; 1° Élaborent et votent, Ă  la majoritĂ© des deux tiers des membres prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s, la stratĂ©gie rĂ©gionale et le schĂ©ma rĂ©gional d’organisation des missions opposable aux chambres de commerce et d’industrie de leur circonscription ainsi que, chaque annĂ©e, Ă  la majoritĂ© des membres prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s, le budget nĂ©cessaire Ă  la mise en Ɠuvre de cette stratĂ©gie et de ce schĂ©ma ; » amendement CE4 2° Établissent, dans des conditions fixĂ©es par dĂ©cret en Conseil d’État, un schĂ©ma directeur qui dĂ©finit le nombre et la circonscription des chambres territoriales et dĂ©partementales d’Ile-de-France dans leur circonscription en tenant compte de l’organisation des collectivitĂ©s territoriales en matiĂšre de dĂ©veloppement et d’amĂ©nagement Ă©conomique, ainsi que de la viabilitĂ© Ă©conomique et de l’utilitĂ© pour leurs ressortissants des chambres territoriales ; 3° [
] 2° Au 2°, aprĂšs les mots schĂ©ma directeur », il est insĂ©rĂ© le mot opposable » et aprĂšs la premiĂšre occurrence des mots chambres territoriales », il est insĂ©rĂ© le mot , locales » ; b Sans modification 4° RĂ©partissent entre les chambres de commerce et d’industrie territoriales et dĂ©partementales d’Ile-de-France qui leur sont rattachĂ©es, en conformitĂ© avec les schĂ©mas sectoriels, sous dĂ©duction de leur propre quote-part, le produit des impositions de toute nature qui leur sont affectĂ©es et transfĂšrent leur contribution Ă  CCI France, dans des conditions prĂ©cisĂ©es par dĂ©cret en Conseil d’État ; 5° [
] 3° Au 4°, aprĂšs les mots schĂ©mas sectoriels », sont insĂ©rĂ©s les mots et le schĂ©ma rĂ©gional mentionnĂ© au 1° du prĂ©sent article » ; c Au 4°, aprĂšs le mot sectoriels », sont insĂ©rĂ©s les mots et avec le schĂ©ma rĂ©gional mentionnĂ© au 1° » ; amendements CE5 et CE6 4° Le 6° est ainsi rĂ©digĂ© d Sans modification 6° Assurent, au bĂ©nĂ©fice des chambres territoriales qui leur sont rattachĂ©es, des fonctions d’appui juridique et d’audit ainsi que de soutien administratif dans la gestion de leurs ressources humaines, de leur comptabilitĂ©, de leur communication et de leurs systĂšmes d’information, prĂ©cisĂ©es par un dĂ©cret qui prĂ©voit la prise en compte de cette charge dans la rĂ©partition prĂ©vue au 4° ; [
] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6° Assurent, au bĂ©nĂ©fice des chambres de commerce et d’industrie territoriales qui leur sont rattachĂ©es des fonctions d’appui et de soutien ainsi que toute autre mission pouvant faire l’objet d’une mutualisation et figurant dans le schĂ©ma rĂ©gional d’organisation des missions, dans des conditions et des domaines prĂ©cisĂ©s par dĂ©cret en Conseil d’État ; ». Art. L. 711-10. – I. – Par dĂ©rogation au premier alinĂ©a de l’article L. 711-7, une chambre de commerce et d’industrie de rĂ©gion peut, par convention, confier Ă  une chambre de commerce et d’industrie territoriale ou dĂ©partementale d’Ile-de-France qui lui est rattachĂ©e 1° La maĂźtrise d’ouvrage de tout projet d’infrastructure ou d’équipement et la gestion de tout service prĂ©vu au 4° de l’article L. 711-7 ; 2° L’administration de tout Ă©tablissement de formation initiale ou de tout Ă©tablissement de formation professionnelle continue. Une chambre de commerce et d’industrie de rĂ©gion peut en outre, par convention, confier Ă  une chambre de commerce et d’industrie territoriale ou dĂ©partementale d’Ile-de-France qui lui est rattachĂ©e une partie des fonctions de soutien mentionnĂ©es au 6° de l’article L. 711-8. [
] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . IV. – Au second alinĂ©a du 2° du I de l’article L. 711-10 du mĂȘme code, les mots une partie des fonctions de soutien mentionnĂ©es au 6° de l’article L. 711-8 » sont remplacĂ©s par les mots tout ou partie des fonctions mentionnĂ©es au 6° de l’article L. 711-8, Ă  l’exception de la gestion des agents de droit public sous statut ». 4° Sans modification Art. L. 711-13. – Les prĂ©sidents des chambres de commerce et d’industrie dĂ©partementales d’Ile-de-France sont membres de CCI France. Ils sont de droit membres du bureau et vice-prĂ©sidents de la chambre de commerce et d’industrie de rĂ©gion Paris – Ile-de-France. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . V. – À la seconde phrase de l’article L. 711-13 du mĂȘme code, les mots et vice-prĂ©sidents » sont supprimĂ©s. 5° Sans modification Art. L. 711-22. – Une chambre de commerce et d’industrie territoriale existant dans une rĂ©gion autre que la rĂ©gion Ile-de-France ou une rĂ©gion d’outre-mer peut, Ă  sa demande et en conformitĂ© avec le schĂ©ma directeur mentionnĂ© Ă  l’article L. 711-8, ĂȘtre rattachĂ©e Ă  sa chambre de commerce et d’industrie de rĂ©gion en tant que chambre de commerce et d’industrie locale ne disposant pas du statut juridique d’établissement public. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . VI. – À l’article L. 711-22 du mĂȘme code, le mot Une » est remplacĂ© par les mots À l’initiative de la chambre de commerce et d’industrie de rĂ©gion, ou Ă  sa propre initiative, une » et les mots Ă  sa demande et en conformitĂ© avec le » sont remplacĂ©s par les mots dans le cadre du ». 6° Sans modification Chapitre II De l’administration des Ă©tablissements du rĂ©seau des chambres de commerce et d’industrie Art. L. 712-4. – Un Ă©tablissement public du rĂ©seau des chambres de commerce et d’industrie de la rĂ©gion qui n’a pas dĂ©libĂ©rĂ© favorablement pour mettre en Ɠuvre le schĂ©ma directeur prĂ©vu Ă  l’article L. 711-8 ou dont l’autoritĂ© compĂ©tente constate qu’il n’a pas respectĂ© les dispositions prĂ©vues audit schĂ©ma ne peut contracter d’emprunts. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . VII. – L’article L. 712-4 du mĂȘme code est abrogĂ©. 7° Sans modification Chapitre III De l’élection des membres des chambres de commerce et d’industrie territoriales, des chambres de commerce et d’industrie de rĂ©gion et des dĂ©lĂ©guĂ©s consulaires VIII. – L’article L. 713-12 du mĂȘme code est ainsi modifiĂ© 8° AlinĂ©a sans modification Art. L. 713-12. – I. – Le nombre des siĂšges des dĂ©lĂ©guĂ©s consulaires, qui ne peut ĂȘtre infĂ©rieur Ă  soixante ni supĂ©rieur Ă  six cents, est dĂ©terminĂ© compte tenu de l’importance du corps Ă©lectoral consulaire de la circonscription, du nombre de membres Ă©lus de la chambre de commerce et d’industrie et du nombre des tribunaux de commerce compris dans la circonscription de cette chambre. II. – Le nombre de siĂšges d’une chambre de commerce et d’industrie territoriale est de vingt-quatre Ă  soixante, dans des conditions fixĂ©es par dĂ©cret en Conseil d’État. 1° Au premier alinĂ©a du II, le mot soixante » est remplacĂ© par le mot cent » ; a AlinĂ©a sans modification Toutefois, dans les rĂ©gions composĂ©es de plusieurs dĂ©partements oĂč il n’existe qu’une seule chambre de commerce et d’industrie territoriale, le nombre de siĂšges de la chambre de commerce et d’industrie territoriale est de vingt-quatre Ă  cent, dans les mĂȘmes conditions que celles prĂ©vues au premier alinĂ©a du prĂ©sent II. 2° Le second alinĂ©a du mĂȘme II est supprimĂ© ; b AlinĂ©a sans modification III. – Le nombre de siĂšges d’une chambre de commerce et d’industrie de rĂ©gion est fixĂ© entre trente et cent, dans des conditions fixĂ©es par dĂ©cret en Conseil d’État. 3° Au premier alinĂ©a du III, le mot cent » est remplacĂ© par le mot cent vingt » ; c AlinĂ©a sans modification Chaque chambre de commerce et d’industrie territoriale ou dĂ©partementale d’Ile-de-France est reprĂ©sentĂ©e au sein de la chambre de commerce et d’industrie de rĂ©gion ou de rĂ©gion Paris - Ile-de-France Ă  due proportion de son poids Ă©conomique. Aucune chambre de commerce et d’industrie territoriale ne peut disposer Ă  la chambre de commerce et d’industrie de rĂ©gion de plus de 40 % des siĂšges. Lorsque le nombre de chambres de commerce et d’industrie territoriales incluses dans la circonscription de la chambre de commerce et d’industrie de rĂ©gion est Ă©gal Ă  deux, ces dispositions ne s’appliquent pas. Les Ă©lus d’une chambre de commerce et d’industrie territoriale assise sur deux rĂ©gions, destinĂ©s Ă  la reprĂ©senter Ă  l’échelon rĂ©gional, peuvent ĂȘtre prĂ©sents dans chacune des deux assemblĂ©es rĂ©gionales au prorata des reprĂ©sentations des diffĂ©rentes composantes gĂ©ographiques de cette chambre de commerce et d’industrie territoriale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4° Les trois premiĂšres phrases du second alinĂ©a du mĂȘme III sont remplacĂ©es par deux phrases ainsi rĂ©digĂ©es Chaque chambre de commerce et d’industrie territoriale, locale ou dĂ©partementale d’Île-de-France est reprĂ©sentĂ©e au sein de la chambre de commerce et d’industrie de rĂ©gion Ă  laquelle elle est rattachĂ©e Ă  due proportion de son poids Ă©conomique. Lorsque le nombre de chambres de commerce et d’industrie territoriales, locales ou dĂ©partementales d’Ile-de-France rattachĂ©es Ă  une mĂȘme chambre de commerce et d’industrie de rĂ©gion est Ă©gal Ă  deux, il peut ĂȘtre dĂ©rogĂ© Ă  cette rĂšgle par dĂ©cret. » d Les trois premiĂšres phrases du second alinĂ©a du mĂȘme III sont remplacĂ©es par deux phrases ainsi rĂ©digĂ©es Chaque chambre de commerce et d’industrie territoriale, locale ou dĂ©partementale d’Île-de-France est reprĂ©sentĂ©e au sein de la chambre de commerce et d’industrie de rĂ©gion Ă  laquelle elle est rattachĂ©e Ă  due proportion de son poids Ă©conomique. Lorsque le nombre de chambres de commerce et d’industrie territoriales, locales ou dĂ©partementales d’Île-de-France rattachĂ©es Ă  une mĂȘme chambre de commerce et d’industrie de rĂ©gion est Ă©gal Ă  deux, il peut ĂȘtre dĂ©rogĂ© Ă  cette rĂšgle dans des conditions fixĂ©es par dĂ©cret. ». amendement CE7 TITRE II Dispositions spĂ©cifiques au DĂ©partement de Mayotte Art. L. 920-1. – Ne sont pas applicables au DĂ©partement de Mayotte les dispositions suivantes 1° Au livre II, l’article L. 225-245-1, le chapitre IX du titre II, le chapitre IV bis du titre IV et le chapitre II du titre V ; 2° Au livre IV, l’article L. 470-6 ; 3° Au livre VI, les articles L. 622-19 et L. 625-9 ; 4° Au livre VII, les articles L. 712-2, L. 712-4 ainsi que les dispositions relatives aux chambres de commerce et d’industrie de rĂ©gion du titre Ier et le titre V, Ă  l’exception de l’article L. 750-1-1. IX. – Au 4° de l’article L. 920-1 du mĂȘme code, les mots les articles L. 712-2, L. 712-4 ainsi que » sont remplacĂ©s par les mots l’article L. 712-2, ». 9° Sans modification TITRE II TITRE II CHAMBRES DE MÉTIERS ET DE L’ARTISANAT CHAMBRES DE MÉTIERS ET DE L’ARTISANAT Article 2 Article 2 Code de l’artisanat Art. 5-1. – Le rĂ©seau des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat se compose de l’assemblĂ©e permanente des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat, des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion, ainsi que des chambres rĂ©gionales de mĂ©tiers et de l’artisanat et des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat dĂ©partementales, qui sont des Ă©tablissements publics placĂ©s sous la tutelle de l’État et administrĂ©s par des dirigeants et collaborateurs d’entreprise Ă©lus. I. – Au premier alinĂ©a de l’article 5-1 du code de l’artisanat, aprĂšs le mot dĂ©partementales », sont insĂ©rĂ©s les mots et interdĂ©partementales ». Le code de l’artisanat est ainsi modifiĂ© 1° Sans modification Le rĂ©seau des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat contribue au dĂ©veloppement Ă©conomique des entreprises immatriculĂ©es au rĂ©pertoire des mĂ©tiers ainsi qu’au dĂ©veloppement des territoires, en remplissant en faveur des acteurs Ă©conomiques et en partenariat avec les structures existantes toute mission d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral en faveur du secteur de l’artisanat. Sont associĂ©es au rĂ©seau, dans des conditions fixĂ©es par dĂ©cret en Conseil d’État, les chambres de mĂ©tiers rĂ©gies par les articles 103 et suivants du code professionnel local maintenu en vigueur par la loi du 1er juin 1924 mettant en vigueur la lĂ©gislation civile française dans les dĂ©partements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle. II. – L’article 5-2 du mĂȘme code est ainsi modifiĂ© 2° AlinĂ©a sans modification 1° Le I est ainsi rĂ©digĂ© a AlinĂ©a sans modification Art. 5-2. – I. – La circonscription de la chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion et de la chambre rĂ©gionale de mĂ©tiers et de l’artisanat est la rĂ©gion et, en Corse, celle de la collectivitĂ© territoriale. Son siĂšge est fixĂ©, aprĂšs avis des chambres dĂ©partementales rattachĂ©es, par dĂ©cision de l’autoritĂ© administrative compĂ©tente. I. – Dans chaque rĂ©gion, il existe une chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion ou une chambre rĂ©gionale de mĂ©tiers et de l’artisanat. En Corse, la circonscription de l’entitĂ© de niveau rĂ©gional est celle de la collectivitĂ© territoriale. Son siĂšge est fixĂ© par dĂ©cision de l’autoritĂ© administrative compĂ©tente. » ; I. – Dans chaque rĂ©gion, il existe une chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion ou une chambre rĂ©gionale de mĂ©tiers et de l’artisanat. En Corse, la circonscription de l’entitĂ© de niveau rĂ©gional est celle de la collectivitĂ© territoriale de Corse. Le siĂšge de la chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion ou de la chambre rĂ©gionale de mĂ©tiers et de l’artisanat est fixĂ© par dĂ©cision de l’autoritĂ© administrative compĂ©tente. » ; amendement CE1 II. – Dans chaque rĂ©gion comportant un seul dĂ©partement, la chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat devient chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion et exerce ses fonctions Ă  une date fixĂ©e par dĂ©cret. 2° Au II, le mot devient » est remplacĂ© par les mots est une » et les mots et exerce ses fonctions Ă  une date fixĂ©e par dĂ©cret » sont supprimĂ©s ; b Sans modification 3° Le III est ainsi rĂ©digĂ© c AlinĂ©a sans modification III. – Si plus de la moitiĂ© des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat d’une rĂ©gion le dĂ©cident, elles se regroupent en une chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion. Cette chambre se substitue Ă  la chambre rĂ©gionale de mĂ©tiers et de l’artisanat et ne peut se composer de plus de sections que de chambres entrant dans ce regroupement. Les chambres qui n’ont pas choisi de se regrouper deviennent des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat dĂ©partementales et sont rattachĂ©es Ă  la chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion. Les chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion sont instituĂ©es par dĂ©cret pris sur le rapport du ministre chargĂ© de l’artisanat. III. – Dans la rĂ©gion oĂč existe une chambre rĂ©gionale de mĂ©tiers et de l’artisanat, la majoritĂ© des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat qui lui sont rattachĂ©es reprĂ©sentant la majoritĂ© des ressortissants cotisants ou exonĂ©rĂ©s de la taxe prĂ©vue Ă  l’article 1601 du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts, peut dĂ©cider de prendre la forme d’une chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion. III. – Dans chaque rĂ©gion oĂč existe une chambre rĂ©gionale de mĂ©tiers et de l’artisanat, la majoritĂ© des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat qui lui sont rattachĂ©es, reprĂ©sentant la majoritĂ© des ressortissants cotisants ou exonĂ©rĂ©s de la taxe prĂ©vue Ă  l’article 1601 du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts, peut dĂ©cider de prendre la forme d’une chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion. amendement CE2 Dans les circonscriptions rĂ©gionales autres que celles relevant de l’alinĂ©a prĂ©cĂ©dent, les chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat deviennent des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat dĂ©partementales. Elles sont rattachĂ©es aux chambres rĂ©gionales de mĂ©tiers et de l’artisanat. Pour l’expression de ce choix, il est procĂ©dĂ© au vote Ă  bulletin secret des Ă©lus au sein de chaque chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat dĂ©partementale et de chaque chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat interdĂ©partementale. Cette derniĂšre dispose d’autant de voix que de dĂ©lĂ©gations dĂ©partementales qui la composent. Pour l’expression de ce choix, il est procĂ©dĂ© au vote Ă  bulletin secret des Ă©lus au sein de chaque chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat dĂ©partementale et de chaque chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat interdĂ©partementale. Chaque chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat interdĂ©partementale dispose d’autant de voix que de dĂ©lĂ©gations dĂ©partementales qui la composent. amendement CE3 La chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion se substitue Ă  la chambre rĂ©gionale de mĂ©tiers et de l’artisanat et Ă  l’ensemble des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat dĂ©partementales et interdĂ©partementales qui y Ă©taient rattachĂ©es. Elle est constituĂ©e d’autant de dĂ©lĂ©gations dĂ©partementales que de dĂ©partements dans la rĂ©gion. AlinĂ©a sans modification Le nouvel Ă©tablissement devient l’employeur des personnels employĂ©s par les anciens Ă©tablissements de la circonscription rĂ©gionale. AlinĂ©a sans modification Il ne peut ĂȘtre instituĂ© une chambre rĂ©gionale de mĂ©tiers et de l’artisanat en lieu et place d’une chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion. Ces chambres sont exclusivement composĂ©es de dĂ©lĂ©gations dĂ©partementales. AlinĂ©a sans modification Les chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion sont instituĂ©es par dĂ©cret. » AlinĂ©a sans modification Pour l’application du prĂ©sent III Ă  la rĂ©gion Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, le choix exprimĂ© par les chambres de mĂ©tiers rĂ©gies par les articles 103 et suivants du code professionnel local du 26 juillet 1900 pour l’Alsace et la Moselle, maintenu en vigueur par la loi du 1er juin 1924 mettant en vigueur la lĂ©gislation civile française dans les dĂ©partements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, est pondĂ©rĂ© du nombre de dĂ©partements et des ressortissants cotisants ou exonĂ©rĂ©s de la taxe prĂ©vue par la loi n° 48-977 du 16 juin 1948 relative Ă  la taxe pour frais de chambre de mĂ©tiers applicable dans les dĂ©partements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle. Le regroupement choisi est opĂ©rĂ© sous rĂ©serve des dispositions rĂ©gissant les chambres de mĂ©tiers des dĂ©partements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle. » ; AlinĂ©a sans modification 4° AprĂšs le III, il est insĂ©rĂ© un III bis ainsi rĂ©digĂ© d Sans modification III bis. – Si des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat dĂ©partementales d’une mĂȘme rĂ©gion le dĂ©cident, elles se regroupent en une chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat interdĂ©partementale. Pour l’expression de ce choix, il est procĂ©dĂ© au vote, Ă  bulletin secret, des Ă©lus au sein de chaque chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat dĂ©partementale. Cette chambre se substitue aux chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat dĂ©partementales qu’elle regroupe et est constituĂ©e d’autant de dĂ©lĂ©gations dĂ©partementales que de dĂ©partements regroupĂ©s. Le regroupement entre chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat interdĂ©partementales ou entre chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat interdĂ©partementale et chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat dĂ©partementales d’une mĂȘme rĂ©gion intervient sur dĂ©cision prise Ă  la majoritĂ© des Ă©lus des Ă©tablissements concernĂ©s. Pour l’expression de ce choix, la chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat interdĂ©partementale dispose d’autant de voix que de dĂ©lĂ©gations dĂ©partementales qui la composent. Le nouvel Ă©tablissement devient l’employeur des personnels des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat dĂ©partementales regroupĂ©es, Ă  l’exclusion des personnels qui occupent les fonctions exercĂ©es au niveau rĂ©gional en application du IV du prĂ©sent article et qui relĂšvent de la chambre rĂ©gionale de mĂ©tiers et de l’artisanat. Les chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat interdĂ©partementales sont instituĂ©es par dĂ©cret. » ; IV. – Un dĂ©cret en Conseil d’État fixe les fonctions administratives qui sont exercĂ©es au niveau national ou rĂ©gional. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5° Au IV, le mot administratives » est supprimĂ©. e Sans modification Art. 5-4. – Les chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat dĂ©partementales exercent leurs missions dans le respect des prĂ©rogatives reconnues Ă  la chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion ou Ă  la chambre rĂ©gionale de mĂ©tiers et de l’artisanat Ă  laquelle elles sont rattachĂ©es. III. – À l’article 5-4 du mĂȘme code, aprĂšs le mot dĂ©partementales », sont insĂ©rĂ©s les mots et interdĂ©partementales » et les mots Ă  la chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion ou » sont supprimĂ©s. 3° Sans modification IV. – L’article 5-5 du mĂȘme code est ainsi modifiĂ© 4° Sans modification Art. 5-5. – La chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion ou la chambre rĂ©gionale de mĂ©tiers et de l’artisanat 1° Au premier alinĂ©a, les mots chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion ou la » sont supprimĂ©s ; 1° DĂ©finit la stratĂ©gie pour l’activitĂ© du rĂ©seau dans sa rĂ©gion ou, pour la Corse, dans sa collectivitĂ© territoriale ; 2° RĂ©partit entre les chambres dĂ©partementales qui lui sont rattachĂ©es, aprĂšs dĂ©duction de sa propre quote-part, les ressources qui lui sont affectĂ©es ; 2° Au 2°, aprĂšs le mot rĂ©partit », sont insĂ©rĂ©s les mots , en fonction notamment des projets de budget dĂ©partementaux et interdĂ©partementaux, » et, aprĂšs le mot dĂ©partementales », sont insĂ©rĂ©s les mots et interdĂ©partementales ». 3° Abonde, dans des conditions et limites dĂ©finies par dĂ©cret, le budget, au-delĂ  du budget votĂ©, d’une chambre qui lui est rattachĂ©e pour subvenir Ă  des dĂ©penses exceptionnelles ou faire face Ă  des circonstances particuliĂšres. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Art. 5-7. – L’assemblĂ©e permanente des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat est l’établissement public, placĂ© Ă  la tĂȘte du rĂ©seau dĂ©fini Ă  l’article 5-1, habilitĂ© Ă  reprĂ©senter les intĂ©rĂȘts des mĂ©tiers et de l’artisanat auprĂšs de l’État, de l’Union europĂ©enne ainsi qu’au plan international. Son organe dĂ©libĂ©rant est constituĂ© des prĂ©sidents en exercice des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion et des chambres rĂ©gionales de mĂ©tiers et de l’artisanat, de ceux des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat dĂ©partementales et des prĂ©sidents des sections constituĂ©es en application du III de l’article 5-2. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . V. – Au second alinĂ©a de l’article 5-7 du mĂȘme code, le mot sections » est remplacĂ© par les mots dĂ©lĂ©gations dĂ©partementales » et, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence III », sont insĂ©rĂ©s les mots et du III bis ». 5° Sans modification Art. 7. – Les modalitĂ©s d’organisation et de fonctionnement des Ă©tablissements publics constituant le rĂ©seau des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat, ainsi que celles du rattachement des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat dĂ©partementales aux chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion ou aux chambres rĂ©gionales de mĂ©tiers et de l’artisanat sont fixĂ©es par dĂ©cret en Conseil d’État. VI. – À l’article 7 du mĂȘme code, aprĂšs le mot dĂ©partementales », sont insĂ©rĂ©s les mots et interdĂ©partementales » et les mots aux chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion ou » sont supprimĂ©s. 6° Sans modification Art. 8. – Les membres des sections, des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat dĂ©partementales, des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion et des chambres rĂ©gionales de mĂ©tiers et de l’artisanat sont Ă©lus pour cinq ans en mĂȘme temps, au scrutin de liste Ă  un tour, sans adjonction ni suppression de noms et sans modification de l’ordre de prĂ©sentation, par l’ensemble des Ă©lecteurs. VII. – Au premier alinĂ©a de l’article 8 du mĂȘme code, les mots des sections » sont remplacĂ©s par les mots des dĂ©lĂ©gations dĂ©partementales » et, aprĂšs le mot dĂ©partementales », sont insĂ©rĂ©s les mots et interdĂ©partementales ». 7° Sans modification Chaque liste est composĂ©e alternativement d’un candidat de chaque sexe. Un dĂ©cret en Conseil d’État fixe les modalitĂ©s d’application du prĂ©sent article. LISTE DES PERSONNES AUDITIONNÉES CCI France * – M. AndrĂ© Marcon, prĂ©sident – M. Bernard Falck, directeur gĂ©nĂ©ral – M. JĂ©rĂŽme Pardigon, directeur des relations institutionnelles AssemblĂ©e permanente des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat APCMA * – M. Alain Griset, prĂ©sident – Mme VĂ©ronique Matteoli, directrice adjointe du dĂ©partement des relations institutionnelles nationales MinistĂšre de l’économie, de l’industrie et du numĂ©rique – Mme Miyako Guy, conseillĂšre chargĂ©e du commerce au cabinet de Mme la secrĂ©taire d’État au commerce, Ă  l’artisanat, Ă  la consommation et Ă  l’économie sociale et solidaire – M. Bernard Lavergne, chef du bureau de la tutelle des chambres de commerce et d’industrie – M. SĂ©bastien Malangeau, conseiller chargĂ© de l’artisanat au cabinet de Mme la secrĂ©taire d’État au commerce, Ă  l’artisanat, Ă  la consommation et Ă  l’économie sociale et solidaire – M. Pierre Rebeyrol, chef du bureau de la tutelle des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat – M. FrĂ©dĂ©ric Sardin, conseiller parlementaire au cabinet de Mme la secrĂ©taire d’État au commerce, Ă  l’artisanat, Ă  la consommation et Ă  l’économie sociale et solidaire * Ces reprĂ©sentants d’intĂ©rĂȘts ont procĂ©dĂ© Ă  leur inscription sur le registre de l’AssemblĂ©e nationale, s’engageant ainsi dans une dĂ©marche de transparence et de respect du code de conduite Ă©tabli par le Bureau de l’AssemblĂ©e nationale.© AssemblĂ©e nationale 1 ArrĂȘt du Conseil d’État du 27 juin 1986 Leouzon » ; arrĂȘt du Tribunal des conflits du 13 dĂ©cembre 1976 Chambre de commerce et d’industrie de Marseille ».4 Voir, Ă  titre d’exemple, le rapport sur l’avenir des chambres de commerce et d’industrie adoptĂ© par le Conseil Ă©conomique et social lors de sa sĂ©ance du 4 avril Rapport d’information fait au nom de la commission des affaires Ă©conomiques et de la commission sĂ©natoriale pour le contrĂŽle de l’application des lois sur la mise en Ɠuvre des dispositions de la loi du 23 juillet 2010 relatives aux chambres de commerce et d’industrie, MM. Jean-Claude Lenoir et Claude BĂ©rit-DĂ©bat, 9 juillet 2014. Scrutin du 14 octobre 2021 - Avis de dĂ©pĂŽt de la liste des Ă©lecteurs Les chambres des mĂ©tiers et de l’artisanat reprĂ©sentent les intĂ©rĂȘts de l’artisanat auprĂšs des pouvoirs publics. Elles assurent des missions de service public essentielles Ă  la structuration de l’artisanat et au dĂ©veloppement des entreprises. Cet organisme est administrĂ© par 2 instances l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale composĂ©e de 25 chefs d’entreprise Ă©lus pour une durĂ©e de 5 ans et une instance administrative. L’élection des membres de la chambre des mĂ©tiers et de l’artisanat se tiendra le 14 octobre 2021. Consultation de la liste des Ă©lecteurs La liste des Ă©lecteurs pour l’élection des membres de la chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat peut ĂȘtre consultĂ©e du 10 au 20 juin 2021 * > À la prĂ©fecture – Direction de la citoyennetĂ© et de la lĂ©galitĂ© - Bureau des Ă©lections 6 rue des messageries - Saint-Denis; > À la chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat de la RĂ©union 42 rue Jean Cocteau - Sainte-Clotilde. Composition du corps Ă©lectoral Pendant la pĂ©riode de publicitĂ© de la liste des Ă©lecteurs, toute personne qui aurait Ă©tĂ© omise, radiĂ©e Ă  tort ou classĂ©e dans une catĂ©gorie autre que celle Ă  laquelle elle appartient, peut saisir le prĂ©sident de la chambre des mĂ©tiers et de l’artisanat dĂ©partementale. La dĂ©cision du prĂ©sident intervient dans un dĂ©lai de dix jours. Elle peut ĂȘtre contestĂ©e devant le tribunal d’instance dans le ressort duquel est situĂ©e l’entreprise. Pendant la pĂ©riode de publicitĂ© de la liste des Ă©lecteurs, et les vingt jours qui suivent, cette contestation peut Ă©galement ĂȘtre dĂ©posĂ©e par un Ă©lecteur ou par le prĂ©fet. * Article 13 du dĂ©cret n° 99-433 du 27 mai 1999 modifiĂ© relatif Ă  la composition des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat de rĂ©gion et de leurs sections, des chambres rĂ©gionales de mĂ©tiers et de l’artisanat et des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat dĂ©partementales et Ă  l’élection de leurs membre Passer au contenu This Is An Example Of A Heading 1 This Is An Example Of A Heading 2 This Is An Example Of A Heading 3 This Is An Example Of A Heading 4 This Is An Example Of A Heading 5 This Is An Example Of A Heading 6 This is a paragraph. Consectetur adipisicing elit, sed do eiusmod tempor incididunt ut labore et dolore magna aliqua. Ut enim ad minim veniam, quis nostrud exercitation ullamco laboris nisi ut aliquip ex ea commodo consequat. Duis aute irure dolor in reprehenderit in voluptate velit esse cillum dolore eu fugiat nulla pariatur. Excepteur sint occaecat cupidatat non proident, sunt in culpa qui officia deserunt mollit anim id est laborum. Unordered List item Unordered List item Unordered List item Unordered List item Ordered List item Ordered List item Ordered List item Ordered List item This is a blockquote. Consectetur adipisicing elit, sed do eiusmod tempor incididunt ut labore et dolore magna aliqua. AccĂ©der Ă  cet article juridique et aux modĂšles de contrats Remarque JavaScript est requis pour ce contenu. Abonnez-vous ici Ă  pour accĂ©der Ă  + 3 000 modĂšles de contrats, lettres types et formulaires lĂ©gaux et administratifs.

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